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le 9 nov. 2018
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Bordel, j'en ai ma claque. Depuis plusieurs années, les "grands" de la culture sont attendus au tournant, mais sans bienveillance, juste pour se faire chier dessus à l'ère du tout indépendant. Muse est un peu à la musique ce que Star Wars est au cinéma ; toujours attendus, finalement démolis, mais continuent de remplir des salles (sombres ou de concerts, cela se vaut). Il y a quelques jours encore, j'ai vu un Tweet se moquant carrément de la pochette de l'album. Le mec ne l'a sûrement pas écouté, mais LOL c'est tellement subversif de castagner Muse en prétextant un côté trop commercial et arguant un manque d'originalité dans les compositions de ces dernières années.
Mais du coup, que donne cet album ? Objectivement, il y a de l'excellent et du... Déroutant. Pour cet album, les caméléons que sont les membres de Muse se sont attelés au retrowave, ce style électro s'inspirant directement des années 80, avec ses néons, ses lasers et ses VHS (coucou Ready Player One). Personnellement, je suis un grand fan de Muse ET du retrowave, donc le résultat me plaît, malgré une première écoute assez mitigée. Car s'il faut bien laisser ça au trio britannique, c'est leur capacité à toucher à tout, en réussissant à garder leur "patte". Certains morceaux transpirent le synthé, tandis que d'autres apportent la nostalgie des premiers albums, bien plus bruts.
Mais le problème, ici, ce n'est pas tant la qualité des morceaux que le contexte dans lequel ils sont proposés au public. Un public qui ne jure plus que par le pseudo indépendant, avec ses artistes de tout niveaux, certes, mais qui sont censés prévaloir sur les plus grands, trop commerciaux. Damso et sa Macarena, Orelsan et son repas de famille seraient donc moins commerciaux, et meilleurs que Muse ?
En bref, encore des artistes qui sont loin d'avoir fini de se faire taper sur les doigts, au détriment d'un type qui explique : "Rappelle-toi quand t'avais des courbatures/ J't'avais bien niqué ta race".
PS : je le préfère à Resistance (posez ces cailloux). Les deux sont représentatifs du génie de Muse, mais ce dernier a touché mon petit cœur de geek néon/lasers/VHS. Merci les gars.
Créée
le 12 nov. 2018
Critique lue 166 fois
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