Quand on écoute ce thème pour la première fois, on est sous le charme. La mélodie a quelque chose de chiadé, qui change des canons habituels des thèmes principaux de films. Elle a une couleur dramatique, une sonorité particulière, des cuivres gras et à la fois transparents, des violons tranchants. Bref, c'est joli.
C'est joli, très joli. Trop joli.
Étonnamment, ce thème auquel on accroche dès la première écoute, où tout s'harmonise tant la voix que l'instrumental commence à lasser dès la deuxième écoute. Comme si le thème était composé de manière à donner le paquet pour la découverte et uniquement dans le but d'être écouté une seule fois. Vous ne verriez pas un film dont vous savez tout à l'avance, l'effet de surprise est important pour la première fois. C'est pareil ici.
Vous serez sous le charme pendant quatre minutes, parce que ça sonne, ça claque, c'est hollywoodien, c'est bien produit, bien chanté mais le charme cessera aussitôt. Inexplicablement.
A croire qu'un morceau trop parfait d'apparence a quand même ses vis. Qu'en creusant, on n'y trouve pas grand chose au final.