Danko Jones frappe une nouvelle fois très fort avec un « Sleep is the ennemy » frôlant la perfection propre à provoquer bien des insomnies.
La recette est quasi inchangée par rapport à « We sweat blood », pas de concept album prise de tête, de considérations philosophiques, de délires intello ou mégalo propres au rock progressif, juste du hard rock direct, incandescent, sauvage, instinctif qui prend au colback, secoue les tripes, fait bouger la tête et onduler le bassin.
Le talent est toujours présent, immense et la qualité des morceaux proprement stupéfiante, preuve que lorsque on est animé d’une foi à soulever les montagnes on peut parfois accomplir des miracles.
Danko Jones est un peu l’incarnation du rocker ultime, du mauvais garçon plein de talent, de la petite frappe pleine de charme roulant des mécaniques qui finira pas emballer la fille au nez et à la barbe du prétendant officiel, fils de bonne famille, premier de la classe ou héros de son équipe de foot.
Et dieu que dans ce monde lisse et aseptisé un peu de spontanéité et d'instinctivité font du bien.
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