Slipknot est un groupe qui a toujours convoité la polémique avec son coté provoc, excessif (Période Iowa), les masques et les uniformes, 9 membres, ect... Evidement, quand on parle de vous (en bien ou en mal), c'est bon pour les affaires, et Roadrunner avait surement senti le potentiel commercial dès le départ. Machine à séduire les djeunz en plein crise d'ado et d'identité musicale, moi même étant tombé dans la marmite à 14 ans, c'est avec du recul que je concocte cette critique. Et même des années après, la claque est toujours la même. Malgré l'accumulation des gimmicks, le groupe n'est pas dénué de qualité musicale, bien au contraire : Croyez moi les amis, avec ce premier album, on en prend plein les chicos pendant 50 minutes !
Le bal commence avec "742617000027" (qui est aussi leur code barre d'uniforme), du sample assez space mais qui met en jambe avant d'attaquer avec "(Sic)". Un morceau direct, brutal, avec un chant incroyable. Le tout de grande qualité ! Une première impression qui se confirme avec la série de morceaux qui suit. Des classiques instantanés dans la même veine jusqu'à "Spit It Out", c'est surtout avec cette première partie que le groupe connaitra le succès.
Et ça se comprend, car après ça, c'est assez hétérogène, pas mauvais mais on passe de l'énergie brute au morceau torturé et décousu : "Tettered And Torn", "Prosthetics" et "Scissors" s'écoutent quand même dans un contexte bien particulier et se révèlent avec beaucoup de temps. Le reste est très agréable comme "No Life", 'Liberate", mais la fin d'album n'est pas au niveau de la grosse première partie, c'est évident.
Voilà donc comment neufs tarés en costume de carnaval peuvent vous faire headbanguer comme un dingue dans un déluge d'énergie brute. Pour ce premier opus, aucun doute, c'est une réussite. Malgré quelques morceaux moins puissants, c'est du lourd et du bon.