Thomas Naïm – Sounds Of Jimi (2020)
Voici un hommage à Jimi Hendrix par un guitariste français, Thomas Naïm, pas très connu, enfin de moi, mais il a des références, sur scène accompagnateur dans l’ombre de vedettes de tous les genres, et en studio le gars qui sait tout faire avec sa gratte et qui pige tout de suite ce qu’on attend de lui. Mais pour l’heure c’est lui qui décide, et se confronte à l’œuvre d’Hendrix, un pari pas facile.
Le répertoire est classique, « Fire », « Foxy Lady », « Manic Depression », « Purple Haze », « Castle Made Of Sun », « All Along The Watchtower » et « Drifting ». Il y a cependant une reprise plus surprenante, « Cherokee Mist » que l’on retrouve sur l’album de deux mille six, « Burning Desire », de quoi ouvrir de nouveaux horizons…
Il y a également le cas de « Villanova Junction », « « If Six Was Nine », « Lover Man », « Little Wing » et « Voodoo Child (Slight Return) » qui se trouvent sur le format Cd, mais pas sur le vinyle, ce qui pèse à l’heure du choix, de mon côté j’ai le vinyle, n’ayant pris connaissance de l’aberration qu’après l’achat.
La plupart des pièces sont instrumentales mais il y a quelques invités qui chantent, Célia Naïm sur « Foxy Lady » et Hugh Coltman sur « Castle Made Of Sun ». Erik Truffaz intervient également, en tant qu'invité, à la trompette sur « Manic depression » et Camille Bazbaz joue de l’orgue sur « Fire » et « Purple Haze ». Le trio de Thomas Naïm est complété par Marcello Guiliani à la contrebasse et Raphaël Chassin à la batterie.
Après toutes ces données il faut parler de la musique, déjà les reprises sont effectuées pour la plupart dans un esprit plutôt « jazz », c’est-à-dire réinterprétées, ce qui est le bon choix, inutile de reprendre note pour note les pièces originales à la façon du « Fremont’s Group ». Chaque pièce est cependant reconnaissable, lors de l’exposé du thème, autorisant un développement plus personnel.
C’est ici que se cache le véritable talent du guitariste et des musiciens qui proposent une lecture sans doute moins rock et moins punchy, mais plus délicate et propice aux improvisations, les morceaux sont parfois ralentis, transformés, mais ils conservent l’intérêt de l’auditeur, pour ce qu’ils apportent de neuf et d’inédit, réinventant leur lecture et leur interprétation.
Donc c’est plutôt bien, mais optez plutôt pour la version Cd.