Jaimie Branch, Isaiah Collier, Gilles Coronado, Tim Daisy – Stembells – (2023)


Elle nous a quitté, Jaimie Branch, et voici déjà paraitre son premier album posthume. Je l’ai déjà écouté plusieurs fois et il me plaît vraiment cet album un peu étrange, pas free et pas ressemblant avec ce qu’elle faisait avec « Fly Or Die », une œuvre à part, et ça me va.


C’est un partage avec Isaiah Collier qui joue des saxs ténor et soprano, ainsi que des percussions, il y a peu, je vous avais parlé de son album « Parallel Universe » paru lui aussi en deux mille vingt-trois. Il y a également le magnifique guitariste Gilles Coronado qui joue de la gratte électrique et Tim Daisy qui tient la batterie.


Jaimie, elle, joue de la trompette, bien sûr, mais également des synthés et de l’électro, ce qui peut paraître plus surprenant. Son importance est grande à ce jeu, car elle occupe l’espace, tissant des textures vraiment remarquables qui donnent une grande densité à cet album. Tout ça a été enregistré à l’Experimental Sound Studio de Chicago, le vingt avril deux mille vingt-deux.


Cette opération s’est déroulée pendant la deuxième quinzaine d’avril, lors d’une tournée entre Chicago et le Midwest via « The Bridge », un réseau transatlantique entre Paris et Chicago. C’est le dix-septième volume de « Bridge Session ». L’album présenté ne contient qu’une pièce, le bien nommé « Hmmmm » de trente-sept minutes.


Quelques mots de Jaimie figurent à l’intérieur de la pochette, en gros ça dit : « Toute la musique qui a existé et qui existera toujours est ici, maintenant. Elle existe dans un nuage juste au-dessus de nos têtes et lorsque nous jouons, nous l'extrayons de l'éther pendant un petit moment avant de la renvoyer. » Voilà, c’est dit !


Vous l’avez deviné nous sommes loin des cadres établis et ce qui se joue ici ne s’adapte à aucune case, un mélange ethno-jazz-électro indéfinissable, qui serpente et nous enchante à chaque minute. C’est plein de moments surprenants et charmants, et, si ça s’énerve un chouïa, ce n’est que pour la bonne cause, cet album m’émerveille tout simplement.

xeres
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le 11 août 2025

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