" Streamline" , troisième opus de Lenny White ( juste entre "Big City" et celui-ci ; il avait sorti un album hommage rendant hommage Monk et Bird en 1978 https://www.senscritique.com/album/a_tribute_to_monk_and_bird/63247401) , n'est certainement pas une œuvre aussi aboutie que ce je considère comme le plus grand album jazz/rock fusion de tout les temps c'est à dire "Venusian Summer" ; néanmoins , " Streamline" à quand même sa place dans la discographie de Lenny . Je dirais qu'on est dans une parfaite symbiose d'originalité d'un jazz/funk-fusion , muni d'un jeu de guitare rugueuse et d'une combinaison inhabituelle qui n'a pas été surexploité . La liste des invités n'est pas dégueu et comprend le guitariste Jamie Glaser ( sur les pistes "A1" , "A3" et "B10") , Marcus Miller (est-il encore besoin de le présenter ? - "B9" et "B11"-) et enfin Larry Dunn (la aussi idem que monsieur Miller -au morceau "Suttin'"-) . Certains d'entre vous estimeront que les 4 premiers morceaux de cet album sont limites exécrables voire insupportables . Je ne partage pas cet avis .. Et vous me voyez venir en vous donnant des explications . L'ouverture de l'album "Suttin'" a un rythme complet au fait de son groove basse et guitare . La relecture ou plutôt la revisite de "LadyMadonna" apporte un groove puissant et progressive . Le chant de Chaka Khan à cette reprise apporte beaucoup qui produit une bonne atmosphère ( et non une drôle d'atmosphère , je laisse ça à Louis Jouvet) du au musicos qui l'y accompagne . C'est un arrangement très audacieux . "12 bars FromMars" est quand à lui très intense dans son partie Jazz/Rock . C'est original et développement complexe n'est pas sans rappelé un Return to Forever . On arrive à "Earthlings" , le quatrième titre des "insupportables" , dégage une bonne sensation transparente . Chanson et refrain s'entrelacent bonnement rien que pour le groove . On est pas loin d'un EW&F . Bon , ça c'est pour ceux qui trouve que "Streamline" est un objet à moitié vide du à ses quatre morceaux . Le soulagement (pour eux) viendra dès le cinquième titre tout en se disant qu'enfin on revient au sérieux du jazz/rock dès au métalleux " Spazmo Strike Again" . On arrive à la face B. Sa seconde partie débute avec une pop/fusion du nom de "Time" ; les passages de basse brulants à "Pooh Bear" accompagné au rythme de batterie ont des moments inspirantes , les mélodies de piano atmosphérique à " Lockies Inpiration" puis à " I'LLSee YouSoon" tout comme la fusion complète à " Night Games" et le jazz-standard à "CosmicIndigo" qui signifie la fin de cet album .
En conclusion , une partie des auditeurs de fusion jazz/rock trouveront que cet album n'est pas un si mauvais album mais pas si essentiel que cela , et d'autres fans de funk et r 'n 'b trouveront chaussure à leur pied à l'écoute de ce disque . Il se trouve j'adhère aux deux ( fusion jazz/rock et
funk et r 'n 'b ) . Et comme le dirait le chroniqueur Bernard Lions de "L`Équipe Du Soir" : "Contrat !"