Leyla McCalla – Sun Without The Heat- (2024)


Un album qui n’est pas de jazz, mais que vous trouverez probablement dans ce rayon. Par une sorte de cousinage, peut-être est-ce le côté blues, ou les racines cajuns, qui feront de ce folk-là, une proximité des musiques noires et attrape-tout, tel qu’est parfois devenu le jazz.


C’est le sixième album de la compositrice - interprète, et il semble marquer une sorte d’évolution, que d’aucun regretteront. Pourtant il n’en est rien, si ce n’est un certain enrobage, sur certaines chansons, une production un peu plus riche, ou sont-ce les racines africaines qui remontent davantage et bousculent un poil. Toujours est-il, que, malgré mes plus sincères efforts, je n’arrive pas à le trouver pire que les précédents, ou plus mauvais.


Peut-être « The Capitalist Blues » avait-il créé comme une surprise à sa sortie en deux mille dix-neuf, et frappé les esprits un peu plus profondément, je l’accorde volontiers, mais celui-ci est également considérable, certes parfois un peu rock, ou un chouïa afrobeat, de quoi tanguer un peu en balançant les anches. Je le trouve décidément bon.


Il y a comme une richesse supplémentaire qui s’ajoute parfois au dénuement chargé d’authenticité d’autrefois, certes, une grosse basse électrique qui s’invite, ainsi que quelques synthés de temps en temps, de quoi rendre un peu nerveux ceux qui ne jurent que par l’art frugal et austère, et crient aux loups en réclamant de l’ascétique et du spartiate, pour bien profiter des cailloux pointus qui vous percent la plante des pieds lors de votre pèlerinage monacal vers Compostelle.


Tout juste regretterons-nous la relative brièveté de cet album, resté aux normes du siècle précédent, ne frôlant que les quarante minutes sans plus, mais, surtout ne nous plaignons pas car ici tout est bon, et comme le dit l’adage « A force de vouloir trop en faire on risque de se brûler les zèles. »


Quelques bons titres à signaler, « Open the Road », « Tree », « Tower », « Sun Without the Heat » ou encore le rythmé « Love We Had ».

xeres
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le 14 août 2025

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