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Début de la fin ?
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le 19 juin 2020
Voilà un album avec une fichtrement haute note globale ! Mettons les choses au clair : je l'aime beaucoup. Cependant il est tout de même surprenant qu'un tel goût soit aussi répandu dans la nature, sachant que la réaction naturelle à l'écoute de l'album devrait normalement être un joli "Bon Dieu, l'onanisme, c'est cool, mais pendant 80 minutes, ça commence à faire mal.".
Dans l'histoire du prog, que représente Tales From Topographic Oceans ? Simplement un Yes arrogant à son apogée, enchaînant les succès, voulant tellement se rapprocher de l'album ultime et sans faille, qu'ils finissent par s'en cramer les ailes et tomber dans la crevasse infiniment profonde de la prétention vide et surfaite. Ils en perdront même leur claviériste exténué des divagations du groupe, c'est dire. Mais autant l'album sera à sa sortie considéré par une partie de la critique comme "Le petit guide du prog suranné illustré" autant il réussira à se classer premier des ventes au Royaume-Uni. Tout de même.
Maintenant, est-ce si terrible ? Peut-être pas. Tout ce que je sais c'est que je viens de me passer les deux premières "chansons" ("suites épiques" serait plus approprié) tout à l'heure, et en fait je me rends compte que je pourrais me les repasser encore et encore sans problème. On se perd, c'est parfois lent, on ne comprend pas trop où ils veulent en venir, c'est d'un prétentieux que ça en pourrait presque devenir dérangeant. Mais en fait, par une sorte de magie étrange, ça me dérange beaucoup moins que sur Close To The Edge. Passé son introduction mystique, le premier titre "The Revealing" donnerait presque envie de chanter par-dessus ! "What happened ! To this song ! We once know so well !" ! Et on entre ensuite à plein pied dans un joli délire dominé par le magnifique synthé de Wakeman. "The Remembering", quant à lui, a une introduction lente et un peu ennuyante, mais néanmoins très jolie, de quelques neuf minutes. Mais ensuite ! Bordel ! On nous sort un passage presque léger et entraînant pour du Yes ! Me voilà encore en train de chantonner par dessus ! "Relayeeeeeeeer" ! Puis, rien que pour ses magnifiques 3 dernières minutes, je pardonnerais tout à ce titre.
Malheureusement, le point majeur de discorde reste pour moi le second disque, et notamment l'horrible "The Ancient" qui apporte la première contribution réellement dissonante et inécoutable du disque, difficilement rattrapée par un passage acoustique placé discrètement à la fin. "Nous sommes du soleil" a des petits passages jolis et appréciables, mais reste loin d'un final terriblement mémorable.
Bref, pour peu que l'on passe par-dessus l'ambition peut-être mal placée de Yes, ceci est juste un double album classique, c'est-à-dire avec du très bon et beaucoup de remplissage. Mais continuons donc de le présenter comme le symbole même de la démesure progressive, ça ne fait pas de mal. (Après tout, je n'aurais pas eu la curiosité de l'écouter sinon.)
Créée
le 28 févr. 2015
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