Qu'il est beau cet album d'Idles.
Beau parce qu'Idles aurait pu s'arrêter à ce qu'ils savent faire, et qui leur a deja valu leurs heures de gloire. Un post punk fort en gueule, engagé, avec un leader qui offre sans compter tout ce qu'on peut vouloir d'urgence, d'énergie, avec une sensibilité qui lui est propre.
Mais moi j'adore les groupes qui évoluent et savent se remettre en question. Et sur Tangk, Idles poursuit une évolution démarrée sur Crawler. Pousse le cadre. Pose des questions. Explore. En restant Idles.
On découvre notre groupe qui flirte avec l'expérimental, un leader multi-casquettes en première ligne. Amadoué par la douceur de Roy, Idea01, ou par l'énergie de Pop Pop Pop ou Dancer on se prend une mandale sur Gift Horse ou Hall and Oates.
Dans Tangk le message et l'émotion s'affranchissent du carcan du rock. Idles part sur d'autres voies. Matures, libérés, comme quand ils entament une chorégraphie costumés sur la vidéo de Jungle. Qui les attendait là à l'écoute de l'éclatage de tympans il y a 6 ou 7 ans sur Brutalism ou Joy as an act of resistance.