A l'heure où le jour s'accole à la nuit et où les yeux se plissent, il suffit de poser cet EP des Districts sur les platines pour se revigorer âmes et corps sous la douche et commencer la semaine de la meilleure des manières. Un disque rempli de la fameuse sacro-sainte énergie juvénile, qui sort du fin fond de la Pennsylvanie un rock brut comme au siècle dernier, quelque part entre Cold War Kids et Neil Young, Jack White et les Black Keys.
Révélation scénique du festival SXSW en 2012, la petite bande envoie une ardeur épatante sur scène. Les textes ne cassent pourtant pas trois pattes à un canard: chansons d’amour, de séparation, de relations à distance qui suffisent pourtant à nous faire danser sur les quelques accords de guitare électriques indociles détonnants sur une voix à la fois brisée et attachante.
On aimerait entendre plus souvent un titre comme « Long Distance », écho électrique retentissant sur les pauses et silences des 6min qui font de ce morceau plus qu’une simple chanson de rock plaquée sur trois accords.