The Ancients – The Ancients – (2025)
Et voici « Les Anciens », il est vrai que la pochette a un côté rétro qui rappelle les vieilles photos que l’on retrouvait sur les cheminées des chaumières d’autrefois, avec un vieux cliché instantané créé par un polaroid vintage, facteur de grain à foison, gage obligé et certain d’un manque de définition.
Maintenant les anciens ont l’air tout de même multigénérationnels avec le plutôt jeune, Isaiah Collier, au sax ténor, à la sirène, au sifflet de mort aztèque sur la dernière pièce, ainsi qu’aux petits instruments. J’ajoute qu’ayant écouté « Parallel Universe » que je vous avais présenté il y a deux ou trois ans, et après avoir vu la vidéo de l’un de ses concerts il y a peu, c’est bien sur cet album qu’il me semble le meilleur, sacrément bon, et même très, très, de mon point de vue.
A ses côtés deux comparses, du genre grosses pointures, et là plutôt de la classe ancienne. William Hooker à la batterie et au chant parfois, avec son gros nuancier de cymbales et son jeu de tambour hyper classe. L’autre William n’est pas mal non plus, c’est le fameux Parker, il joue mieux que personne de la contrebasse et aussi du hojǒk, un instrument coréen qui ressemble au hautbois, dont il joue en fin de deuxième soirée, lors du concert de Los Angeles.
Il faut dire que l’orientation n’est pas très simple sur ce double Cd, il faut tout d’abord démêler le premier et le second Cd, puis regarder les dates avec attention, car il n’y a pas l’intégralité des concerts, les sélections choisies sont possiblement mutilées, en fait rien n’est sûr, sinon que tout ce qui se tient là est véritablement réjouissant !
Les lieux concernés sont donc Los Angeles pour trois sélections, et San Francisco pour la dernière, sachant qu’il y a deux sélections par Cd. Mais rien de grave, pour entendre de la bonne zique à la sauce d’autrefois il suffit de faire tourner l’ensemble et on se réjouit gravement pour toutes ces bonnes vibrations.
C’est géantissime en fait, les trois sont au top et on se régale vraiment ! Quatre-vingt-dix minutes de bonheur ! Une véritable plongée dans le début des années soixante-dix…