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En écoutant cet album, j’ai l’impression de me retrouver, en 2015, dans mes Reebook blanches usées jusqu’à la moelle, brunis par le temps, quelconques comme jamais, mais tarpin confortables. On est dans la DA musicale de FIFA à son apogée, autour de 2015. On retrouve une énergie solaire, des guitares bondissantes et des refrains aguicheurs, qui sont surtout des témoins de nos tentatives désespérées de gratter des « liens verts » parfaits entre nos deux attaquants pour faire grimper le collectif de notre équipe de 98 à 100. L’album met dans un excellent mood et capture une énergie et une époque que j’idéalise surement.
Mais l’album souffre du défaut de ses qualités. Si l'ensemble n'est jamais ennuyeux grâce à son rythme effréné, il est difficile de nier que les morceaux finissent par devenir indissociables les uns des autres. L'esthétique globale, du son jusqu'au choix des covers du groupe (très minimalistes), manque de cette aspérité qui transforme un bon groupe en un très bon groupe avec son propre cachet. C'est bien exécuté, mais cela manque de prise de risque. L'album ne cherche jamais à sortir des sentiers battus, préférant rester dans une zone de confort très balisée pour réjouir nos oreilles EA Sportsiennes. C'est terriblement prévisible, on sait exactement quand le refrain va exploser, quand la batterie va marquer le temps mort mais c'est précisément pour ça qu'on en raffole, un peu comme on sait que notre L1 + Triangle sur notre Seydou Doumbia ou Victor Ibarbo cheaté nous assure le but.
Un album aussi scripté que FIFA à son apogée et ça régale.
VITESSE : 95 : Un "tout-droit" musical, pas de recherche technique outrancière ou originale, juste une décharge de FIFA vibe dans les oreilles.
TIR : 88 : Chaque refrain est la frappe enroulée "R1 + Rond" qui finit en pleine lucarne, juste avant la surface de réparation.
PASSE : 74 Le jeu est propre, les enchaînements entre les morceaux sont fluides, mais ça manque de transversales audacieuses : de l’indie académique fait de passes courtes du plat du pied en toute sécurité.
DRIBBLE : 62 Peu d’utilisation du joystick droit : les structures sont similaires.
DÉFENSE : 80 Bloc bas difficile à critiquer tant c'est carré.
PHYSIQUE : 90 Energie de clebard, album jamais fatigué, même si à la fin du match, on se rend compte qu'il a couru un peu partout sans toujours savoir pourquoi.
GEN : 9/10
Créée
le 28 avr. 2026
Critique lue 5 fois
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