Greg Spero, Makaya McCraven, Marquis Hill, Joel Ross, Irvin Pierce, Jeff Parker, Darryl Jones – The Chicago Experiment – (2022)


C’est par hasard que je suis tombé sur cet album, sur le net, en fouillant un peu la discographie de l’un des participants. Il faut dire que les noms affichés sur cette pochette sont énormes. J’ai ensuite creusé le filon et ça m’a emmené en Hollande où j’ai commandé à prix très correct cet album vinyle tiré à cinq cents exemplaires lors de sa sortie. Il est arrivé ce matin en « suivi », y compris en France, ce qui n’était pas le cas autrefois, même si tout se passait essentiellement bien, le plus souvent…


L’idée de départ provient du label « Ropeadope » qui a lancé une série d’albums qui réunissait des musiciens natifs d’une ville particulière, regroupés ensemble, dans le but d’enregistrer un album. Ainsi sont parus « The Philadelphia Experiment » en deux mille un, suivi par « The Detroit Experiment » deux années après, et enfin « The Harlem Experiment » en deux mille sept. C’est à cet endroit que l’histoire s’arrêta…


Jusqu’à l’année deux mille vingt-deux qui voit arriver ce magnifique « The Chicago Experiment » avec le pianiste, producteur, compositeur et arrangeur Greg Spero, le batteur Makaya McCraven, le trompettiste Marquis Hill, le vibraphoniste Joel Ross, le guitariste Jeff Parker, le bassiste Darryl Jones et le saxophoniste ténor Irvin Pierce.


J’ai cherché bien inutilement le nom des auteurs de ces onze compos, six d’un côté et cinq de l’autre, avant de trouver la solution du mystère. Nous dirons qu’il y a bien un organisateur, Greg Spero qui prend le lead et donne certaines indications, mais l’essentiel est en fait improvisé, ce qui est presque une évidence quand on connaît chacun des musiciens réunis. Cet album reflète le Chicago d’aujourd’hui, sa respiration, et le feeling qui traverse la ville de nos jours, avec ces musiciens qui la représentent brillamment.


Tour à tour chacun propose son idée et l’ensemble des participants lui donne forme. L’album est extrêmement agréable, très reposant et plutôt aérien, il n’est que de penser à la guitare de Jeff Parker ou au vibraphone de Joel Ross pour en être convaincu. Chicago aime la ballade, la décontraction et sans doute la nuit également…


Le funk n’est jamais loin non plus, particulièrement sous les doigts de Darryl Jones lorsqu’il chatouille sa basse électrique, mais il sait également rester économe et sur la retenue, au service des autres. Le bon groove est omniprésent, c’est le ciment sur lequel chacun se cale, les solos des uns et des autres profitent de cet encrage pour installer les couleurs d’une créativité continuelle autour d’une fusion douce et électrique.


On retient parmi d’autres « The Chant », « Always be », « Rose Petal », «Sizzle Reel » ou encore « Double Take » et « Cloud Jam » …

xeres
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le 11 août 2026

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