Naked City - The complete studio recordings – (2005)
Un autre « Grand œuvre » de John Zorn, les enregistrements effectués avec la formation Naked City qui prit forme avec l’album « Torture Garden » de mille neuf cent quatre-vingt-dix. Elle laissa une grande trace dans les souvenirs de ceux qui étaient alors à l’écoute et, pour certains, restera le pic le plus élevé de la créativité de Zorn. Bien entendu c’est sans doute excessif, même s’il faut souligner l’impact puissant de ces faces souvent incroyables.
La formation tout d’abord qui s’est formée en quatre-vingt-huit pour des performances en live dans un premier temps, avant la parution de « Torture Garden », avec sa première face « Side Sado » et sa seconde « Side Maso ». Bill Frisell à la guitare, Fred Frith à la basse, Wayne Horvitz aux claviers, Yamataka Eye ou Mike Patton à la voix, Joey Baron à la batterie et John Zorn au saxophone alto, à la voix, à la direction et aux compos.
On peut estimer que l’existence phonographique en question, s’acheva avec la sortie de cette « Complete studio recordings » sortie en deux mille cinq, et, pour l’occasion, remastérisée, réarrangée et classée par le maître lui-même dans un ordre plus cohérent qui convient davantage à l’esprit de l’œuvre, mais on sent également le souci d'économie qui préside, en ne dépassant pas la limite de cinq albums.
Les sept albums de départ sont donc concentrés en cinq Cds bien pleins. Toutes les pistes sont intégralement présentes, mais « Leng Tch'e » se retrouve aux côtés d’ « Absinthe » et « Torture Garden » disséminé dans « Grand Guignol ». Les puristes pourront se tourner vers les anciennes versions, j’ai dû pour ma part vous présenter « Torture Garden » dans sa version vinyle d’autrefois…
Les cent vingt et une pièces sont donc toutes présentes dans leur nouvelle remasterisation, cette dernière posera problème à pas mal d’amateurs qui préféreront les versions plus anciennes au son estimé « mieux maîtrisé » mais c’est histoire de goût.
On retrouve « Naked City », « Torture Garden », « Grand Guignol », Leng Tch’e », « Heretic », « Radio » et « Absinthe » auxquels s’ajoute une sorte de bonus pour l’occasion, une nouvelle version de « Grand Guignol », d’une durée de dix-huit minutes, chantée par Mike Patton.
A l’époque ça coûtait autour de soixante roros me semble-t-il, mais ça s’est gonflé en occase avec le temps…