Sorti en 1980, The Game marque un tournant majeur dans la carrière de Queen. Après les orchestrations flamboyantes et le rock opéra des années 70, le groupe opte avec cet album un son plus épuré, plus direct et surtout, intègre pour la première fois les synthétiseurs, ce qui était jusque-là presque un principe interdit par le groupe.
L'album s'éloigne du baroque de A Night at The Opera afin d’adopter une production plus moderne, influencée par le funk, le disco et le rock minimaliste du début des années 80. Ce changement aurait pu déstabiliser les fans, mais il a permis au groupe d'explorer de nouvelles possibilités, sans perdre son identité.
En ce qui concerne les titres de cet album, nous avons bien-sûr l'excellent Another One Bites the Dust, Véritable tube planétaire, qui flirte ente le funk et le disco, porté par l'incroyable ligne de basse de John Deacon. On retrouve également le grandiose Crazy Little Thing Called Love, écrite par Freddie Mercury en seulement quelques minutes, cette chanson rend hommage au rockabilly d'Elvis Presley. Simple, efficace, presque rétro et terriblement accrocheuse, il s'agit pour moi d'une des meilleurs chanson traitant d'amour.
Il y a aussi le plus romantique et théâtrale Play the Game, qui conserve la patte dramatique du groupe tout en intégrant les nouveaux éléments synthétiques. Et Save Me qui vient majestueusement clôturer l'album en nous offrant une ballade poignante où Mercury brille dans les aigus, soutenu par la guitare lyrique de Brian May.
et nous avons aussi droit à d'autres titres tels que Dragon Attack ou encore le superbe Sail Away Sweet Sister qui viennent ajouter a cet album toute sa grandeur.
Enfin je conclurai en disant que bien qu'il ne soit pas unanimement considéré comme le meilleur album du groupe, il en reste pas moins un album charnière que je vous invite à écouter ou réécouter, car il en vaut tout de même le coup.
Bonus Cover : Concernant la pochette de l'album, elle illustre parfaitement le virage artistique pris par Queen à cette période. Exit les armoiries royales et le les composition flamboyantes des années 70 : les quatre membres apparaissent en cuir noir, la pochette d'un gris métallique et la photo sombre en noir et blanc viens apporté une esthétique plus dure et moderne qui accompagne l'évolution musicale du groupe.
Plus qu’une simple photo, la cover affirme une nouvelle identité : un groupe uni, sûr de lui, prêt à entrer dans les années 80 avec assurance.