Coulondre, Dolmen, Privat – The Getdown – (2025)


Une affiche alléchante de par les personnalités qui s’affichent sur cet album, trois grands du jazz de France qui, chacun de leur côté, ont démontré à leur poste de grandes qualités de musicien. Mais déjà, dès l’énoncé, une question intrigue, que vont faire ces deux claviéristes, accompagnés d’un simple batteur, réunis ensemble pour la première fois ?


Du côté de Laurent Coulondre le choix se pose, cette fois-ci encore, sur le Hammond B3 dont il sait, mieux que personne, faire parler la poudre, laissant à Grégory Privat le choix royal du piano. Arnaud Dolmen reste dans son domaine, derrière les fûts et les cymbales…


A l’occasion les parties de basse seront soutenues par le clavier du B3 qui s’y prête, ainsi l’ossature est solide et efficace, et même blindée pourrait-on suggérer, de plus, les trois sont aptes à chanter si le besoin s’en fait sentir…


Après un concert au « Duc des Lombards » plutôt chaud, les trois sont entrés en studios et ont sélectionné leur répertoire. C’est le premier écueil qui se profile pour l’amateur, car, pour une fois, à l’heure du choix, ce sont les acheteurs du format Cd qui se trouvent floués, ils n’auront pas droit à la dernière pièce « Time Machine ».


Ça devient une habitude dans les sorties françaises de privilégier un format plutôt qu’un autre, certes cette fois-ci c’est le LP qui sort gagnant, ce qui est une rareté, mais ne serait-il pas plus équitable d’offrir la même came aux amateurs, qui ne se précipiteront toutefois pas sur les deux références, pour en acquérir l’intégralité. De plus le renseignement n’est préalablement pas donné à l’acheteur qui peut se sentir floué.


Sans surprise c’est tout à fait excellent, enjoué et festif. Laurent Coulondre, toujours merveilleux au B3, régale abondamment, bien qu’il n’apporte que trois pièces, dont « Uno Mas » et « Amber's Ballad » qui ouvre l’album. Le plus généreux est Arnaud Dolmen avec cinq pièces, redoutable ici avec un accompagnement fluide, riche et coloré, « Andidan » qu’il a composé est assez chouette.


Privat est tout en fines touches délicates et précises qui arrivent au cœur, il apporte quatre titres, dont « Pay Koko » où il étale toute sa classe. Cet album sans prétention, sinon celle de donner de la joie de vivre, va bien et fait plaisir ce qui est l’essentiel !

xeres
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le 15 mars 2026

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