J’ai essayé d’y croire, mais ça n’a pas vraiment pris.
The King of Limbs donne d’abord une impression d’album expérimental intéressant, avec des boucles, des textures et des rythmiques un peu étranges. Sauf qu’assez vite, j’ai surtout eu le sentiment d’un ensemble d’idées qui tournent sur elles-mêmes sans vraiment aboutir à quelque chose de marquant ou de mémorable.
C’est le genre d’expérimentation qui peut être fascinante si on entre dedans… mais ici, ça reste souvent à la surface. Beaucoup de sons, peu de morceaux qui restent en tête, et une sensation globale de déjà-entendu, comme si j’avais déjà exploré ce terrain il y a longtemps, sur des logiciels un peu bruts.
Et puis il y a ce côté “laboratoire” un peu trop assumé, qui m’a fait penser à Ross Geller dans Friends en train de composer sa “musique” : une succession de bruits très sérieux, très conceptuels, mais au résultat surtout involontairement absurde.
Bref, un album qui expérimente beaucoup, mais qui ne m’a presque rien laissé derrière.
À écouter avec une bière volontairement moyenne, histoire de ne pas gâcher une bonne bouteille belge : une Corona fait parfaitement l’affaire.
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