John Coltrane – The Last Trane – (1965)
Quand on fait le bilan des labels les plus importants pour la discographie de John Coltrane, il apparaît évident qu’« Impulse » est de loin le label le plus important, il contient le meilleur de John Coltrane et le plus imposant de sa discographie.
Arrive ensuite la période Atlantic avec quatre albums importants, « Giant Steps », « Ole », « Coltrane Jazz » et « My Favorite Things », quant à « Coltrane's Sound » il paraîtra plus tard. Il ne faut pas non plus oublier le « Blue Note », également essentiel car particulièrement soigné, « Blue Train » de cinquante-huit.
L’écurie « Prestige » arrive bonne dernière, les enregistrements précèdent grosso modo les autres périodes et, à l’échelle d’un géant comme Coltrane, elle éblouit moins. Il y a cependant quelques fulgurances un peu partout, que j’ai évoquées en les parcourant.
Le dernier officiel « Prestige » est ce « Last Trane », sorti en soixante-cinq mais enregistré à la fin des années cinquante. Août cinquante-sept pour « Slowtrane », janvier cinquante-huit pour « Lover » et « Come Rain or Come Shine », et enfin mars cinquante-huit pour « By The Numbers » qui dure onze minutes et est probablement la pièce la plus intéressante.
« Lover », plutôt speed, est également remarquable et dépote avec entrain, « Slowtrane » va bien aussi, plus relax et cool, comme il convient. L’album est tout simplement très bon, bien que ces pièces soient toutes des « outtakes », mises de côté au moment des choix, on ne s’y ennuie cependant pas pour peu qu’on soit amateur de hard bop.
Côté musiciens on note le très bon Red Garland, Donald Byrd et Paul Chambers les habitués, auxquels s’ajoutent Earl May, Louis Hayes et Art Taylor.