... Il fait des bandes originales.
C'est sa quatrième. Il semblerait que Mark Knopfler a besoin de travailler sur d'autres sujets que Dire Straits, dans les années 80 (real fact). Voire de faire oublier son jeu de guitare, pour cette nouvelle B.O..
Dans Local Hero, la volonté était d'illustrer l'ambiance bucolico-celtique. La signature Knopfler était bien présente, sa guitare électrique claire et souvent prépondérante, ses arrangements, ça restait lui. L'atmosphère soutenant les images. La musique n'était pas au service de l'histoire, mais plutôt du ressenti du lieu.
Dans Princess Bride, la donne change. La guitare n'est plus une caractéristique. Les synthétiseurs prennent de la place. Et le but, c'est, d'une part, d'appuyer l'ambiance féérique, héroic fantasy de l'histoire, d'autre part de l'illustrer. Mark Knopfler s'efface. Il se fond dans le projet artistique cinématographique.
Mais pour quel résultat ? Franchement, pour ma part, c'est peu convaincant sorti de son contexte. C'est presque impersonnel. Et si on a pu reprocher à Brothers in arms d'être très marqué 80's, hypothèse à laquelle je n'adhère que modérément, Princess Bride l'est désespérément, et évidemment, particulièrement le son des synthétiseurs. Même la chanson nominée aux oscars, Storybook love, est mollassonne. En même temps, question musique, les Oscars sont rarement pertinents.
Pour Knopfler, cette B.O. constitue certes une reconnaissance, et la confirmation qu'il peut s'épanouir dans d'autres genres que celui pour lequel il s'est fait connaître, mais pour moi, c'est surtout un ennui profond. Pourquoi ai-je mis 6 ? Parce que ça s'écoute, sans doute.