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44 critiques
Sophia !
Putain, je t'aime Billy Wilder, tes films ne me font pas hurler de rire, mais me mettent constamment la patate ! C'est bien simple, j'ai (encore une fois, 4ème film que je vois du réal) eu le sourire...
le 27 mars 2013
The Second Hand est le quatrième album studio d'ANUBIS, groupe Australien qui s’installe confortablement à la place des groupes qui comptent dans la sphère néo-progressive au fur et à mesure de leurs productions. Après 230503 en 2009, A Tower Silence en 2011 (indispensable) et Hitchhiking To Byzantium en 2014, Robert James et David Eaton, membres fondateurs du groupe, marquent un retour au format narratif. On se retrouve donc avec un nouvel album concept, intention déjà motivée sur les 2 premiers opus. Celui-ci retrace cette fois la chute d'un magnat des médias vieillissant, James Osbourne-Fox, qui, après une grave lésion cérébrale, est laissé paralysé et emprisonné dans son propre corps. Ce « boss » est alors forcé d’observer la futilité de sa vie, qui s’est trop longtemps reposée sur sa seule réussite professionnelle. Musicalement, le groupe a exploité l'approche "classique". Les musiciens se sont donc munis de l’équipement vintage de tout bon progeux, orgues Hammond et mellotrons compris. On se plonge dans cette nouvelle galette avec la piste-titre, qui démarre sur des bruitages d’hôpital puis d’église. Happé dans un tourbillon d’énergie au rythme d’une batterie déchainée, le tempo se fera par la suite bien plus lent, nous plongeant dans une ambiance assez mélancolique. Fool’s Gold est teinté de plus de légèreté, les guitares prennent plus d’ampleur et arborent une construction progressive traditionnelle avec en point d’orgue une section finale instrumentale de toute beauté. On enchaîne merveilleusement bien avec These Changing Seasons "part one". L’intro est guillerette, les cloches sonnent et la façon dont les voix s’élèvent font étrangement penser aux performances vocales de Moon Safari époque [Blomjud] sur le fabuleux titre Constant Bloom. Passé cette étrange similarité qui occupe pratiquement les ¾ du morceau, celui-ci se conclut dans un subtil mélange de nappes de claviers et de mellotron ! Par la suite, The Making Of Me laisse place à une piste plus rageuse assez quelconque. While Rome Burns relance quelque peu la machine en exposant la basse de Anthony Stewart jusqu’ici plutôt en retrait. Blackout est une pépite très délicate aux accents floydiens post-moderne tendance Airbag : une voix torturée, à fleur de peau et deux solo de guitare langoureux ! L’un des plus beaux morceaux de l’album, assurément. L’occasion de parler un peu de la voix de Robert James Moulding qui, grâce à son registre de tessitures vocales très étendu, amène indéniablement l’album dans une toute autre dimension. On ouvre le dernier tiers avec la "second part" de These Changing Seasons, une balade formidable où grattes et chœurs nous ensorcèlent complètement. Le superbe solo de clôture de + d’une minute nous emporte alors loin, très loin… Place enfin au gros morceau avec Pages Of Stone, suite puissante avec un point culminant émotionnel de 16 minutes. On pensera forcément à IQ. Classique mais efficace ! Le disque se conclut sur la troisième partie de These Changing Seasons. On retrouve les sonnailles du prélude, le chant si doux de Robert, et c’est ainsi que ce conclut le voyage : sur deux long solo majestueux et une ligne de basse aux motifs mélodiques tout à fait remarquables. Avec suffisamment de diversité et une série de moments accrocheurs, une mise en œuvre technique et instrumentale de haut vol, nos amis australiens peuvent être fiers d’eux ! Quant à nous, bienheureux de pouvoir en profiter. Enjoy !
(Chronique parue dans le magazine ProgRésiste #92)
Créée
le 25 mai 2018
Critique lue 71 fois
8
44 critiques
Putain, je t'aime Billy Wilder, tes films ne me font pas hurler de rire, mais me mettent constamment la patate ! C'est bien simple, j'ai (encore une fois, 4ème film que je vois du réal) eu le sourire...
le 27 mars 2013
10
44 critiques
Je n'ai jamais eu autant de mal à critiquer un film. Je ne sais pas quoi dire. Il n'y a peut-être rien à dire finalement. Tout se chamboule dans ma tête, il n'y aura certainement aucun agencement...
le 19 mai 2011
7
44 critiques
J'ai trouvé la série profondément humaine et très actuelle dans son traitement des relations amoureuses. L'écriture est la grande force du show, elle est beaucoup plus complexe qu'elle semble l'être...
le 7 mars 2016
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