Avec leur premier album, Saturnine, les philadeplhiens de Parius m'avaient habitué à un death technique compact, parfois même un brin grindeux. Et c'est ce qui avait justement séduit mes oreilles inexpérimentées, mais clairement assoiffées de ce genre.
Le second opus, The Eldritch Realm, toujours emprunt d'une certaine violence, ouvrait cependant les portes d'un métal plus progressif.
Avec ce troisième effort, Parius a enfoncé le clou, et la voix claire de Louis Thierry a largement pris le pas sur son growl.
C'est ainsi que les premières écoutes de The Signal Heard Throughout Space n'ont pas retenu mon attention et j'ai poursuivi mon exploration de ce groupe à travers leurs deux premiers albums et leur EP (Let There Be Light), n'accordant que très peu d'intérêt à cette sortie de 2022.
Puis le temps a finalement daigné permettre aux cinq musiciens d'imbiber mes trajets domicile-boulot de ce son résolument progressif. Une coque s'est brisée, pour un embarquement tout aussi progressif dans ce périple cosmique. Ecoute après écoute, ce recueil m'a définitivement converti à Parius, faisant de The Signal Heard Throughout Space, non seulement l'album qui m'a réconforté avec le chant clair dans la musique métal, mais aussi et surtout, à mes yeux et mes esgourdes, un de mes favoris toute musique confondue.