Sans doute faut-il se souvenir, tant d'années après, de la première rencontre avec cette musique, qui n'avait pas encore alors la prétention d'être de la "Big Music", mais qui fut l'un des séismes de nos vies, alors si déséquilibrées (sex and drugs and rock´n´roll). Comme un pendant indispensable à la noirceur de Joy Division, l'autre musique incontournable de ces années de glaciation, Mike Scott, visage et voix voilés, nous rappelait l'importance vitale de la vraie sincérité. Vingt ans après, l'intense fragilité du son des Waterboys n'est que plus évidente, mais pas plus que la ferveur - aujourd'hui un peu oubliée - de ces exhortations portées à l'incandescence.