Après un album réussi mais sans grande prise de risque par rapport à ceux qui l'avaient précédé, Wilco nous livre cette fois-ci une série de chansons où la part belle est faite aux expérimentations. Les musiciens du sextuor ont ici le beau rôle, loin de la sensation que l'on pourra avoir parfois ensuite d'un groupe exécutant un peu sagement les partitions de son auteur- compositeur- interprète. Il suffit d'écouter le saisissant morceau d'ouverture et les formidables prestations de Glenn Kotche (batterie et percussions) et Nels Cline (guitares) pour s'en convaincre.
La suite est au diapason dans cet album ambitieux, très équilibré, qui contient autant de morceaux enjoués (I might, Dawned on me, Born alone, Standing O), que de croquis intimistes (Sunloathe, Black Moon, Open Mind, Rising Red Lung) sans oublier une balade qui s'étire sur près de 10 minutes, hypnotique comme Tweedy sait si bien les composer. The Whole Love est un des temps forts de la production du groupe.