There Is No End
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There Is No End

Album de Tony Allen (2021)

Tony Allen – There Is No End – (2021)

(Plusieurs pochettes selon les versions)


Tony Allen nous a quitté en avril deux mille vingt, bien qu’il soit un roi de l’afrobeat il avait laissé dans les tuyaux ce curieux enregistrement qui est sorti un an après son départ, ici pas vraiment de musique africaine mais plutôt un mélange de musique moderne, avec du rap, du hip-hop, de la musique de djeunes, très actuelle, en tout cas pas prévue pour un gars comme moi, et pourtant, je ne peux pas dire que j’aime pas, bien que le jazz ne soit qu’une influence perdue au milieu d’autres…


Déjà Tony il assure côté batterie, c’est du solide bien que tout se mélange dans ce bazar soul-électro, il y a de grosses basses et des claviers qui grouillent. Il y a des invités à tour de bras, des chanteurs, rappeurs ou chanteuses, rappeuses à chaque titre, de quoi identifier les pièces avec le nom de l’intervenant, comme « Sampa The Great », ou « Zelooperz », « Lava La Rue », « Danny Brown », « Ben Okri & Skepta » ou « Jeremiah Jae » pour n’en citer que quelques-uns.


Dans ce grand mix ma culture est nulle, bien que le bain sonore soit très réussi et pas pour me déplaire, mais ça parlera sans doute à d’autres, plus qualifiés. Côté qualité c’est pas étal, c’est plutôt ski de bosses avec des hauts et des bas, mais jamais très bas non plus, l’album passe en entier assez rapidement, il dépasse à peine les quarante minutes d’ailleurs, ce qui reste honorable pour un album posthume d’un gars de quatre-vingts piges, branché à la musique d’aujourd’hui.


Il est dit que Tony avait terminé l’enregistrement de sa partie avec le producteur français Vincent Taeger et le copro Vincent Taurelle, ensuite le destin sépara l’âme disparue des autres, qui s’affairèrent pour terminer le travail avec ce qui était prévu, c’est l’histoire qui fut racontée. Ce qui est sûr c’est que Tony n’entendit cette musique que dans son esprit, lorsqu’il en dessina l’esquisse, dégrossit l’ébauche.


Alors soyons heureux de profiter de cette musique boulimique et pleine de vie !

xeres
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le 13 juil. 2025

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