Fin de l'acid dream . À la fin des années 60 , les musiciens rock réagissent différemment . C'est une nette période de transition . Aux États-Unis , la situation est inextricable . Beaucoup de ces pros ont arrêté la scène . Ils se cachaient . Et Sly Stone était de ceux-là .
Il venait d'assister à la désintégration de toute la contre-culture positive . Il vivait à Los Angeles dans une vielle bâtisse avec un studio d'enregistrement installé dans le grenier . La cocaïne devenait ultra populaire dans le milieu du rock . À long terme , leurs effets négatifs n'étaient pas encore ressentis , ca allait prendre sur plusieurs années . Quoi qu'il advienne , le processus était déjà enclenché . Ces effets , sur la plupart des groupes suscitèrent des séparations à l'époque . La ou vivait Sly , l'ambiance était sinistre . Lorsqu'il a commencé à se droguer , ça ne l'a pas aidé . Il pensait à plusieurs choses en même temps . En consommant cette drogue , ca le stimulé encore plus jusqu'à en devenir ... fou . Pour les compositions du projet V de l'album , il faisait ses titres dans son coin . Le processus n'arrêté pas de changé . Ce qui veut dire que monsieur Stewart s'isolait dans le grenier . La boîte à rythme était lancé . La basse , la guitare , le piano , tout ça , c'était pour bibi . Et qu'est-ce qui se passe dans ce cas la pour le Family Stone ? Ben , le groupe ne participait plus au processus constructif . Et Sly se contentait de superposer les pistes . Résultat : les morceaux sont plus que géniaux . La méthode des différents rythmes rendait ses titres magnifiques . Seul défaut , les réenregistrements par-dessus sans en percevoir la qualité . Beaucoup trop lo-fi ou low fidelity (basse fidélité) pour moi . C'est pour moi la fausse note de ce disque . Ce son trop bas (beaucoup trop bas comme l'aurait dit Phillipe Chevalier à Régis Laspalès) ne me convient pas . C'est pourquoi je vais avoir un jugement très sévère à ce disque (voilà , j'ai prévenu) . Cela faisait deux ans que Sylvester Stone n'avait plus sorti de disque .. Le 1 er novembre 1971 , "There’s a Riot Goin’ On " déboule en surprenant les gens . Personne n'avait jamais entendu un tel son à la radio auparavant . Première aussi dans la soul music car jamais elle n'avait emprunté cette direction . Les albums soul voire funk tournaient autour de deux hits et histoire de bien exploiter ce filon faire son entrée dans le sentier des hit-parades .. Les onze titres du "Riot" n'en prennent pas la voie avec son message radicalisé jusqu'à son titre éponyme dérisoire de 0:00 . Le "Riot" ne fait plus dans les chansons guillerettes , on est dans le grinçant , dans le somnambulique on est dans le déconstructiviste . Tout avait changé sur un mode de vie . Et tout le monde en subir les conséquences . C'est de ça que "There’s a Riot Goin’ On" parlait ... "Runnin' Away" , l'avant dernière chanson de l'album illustré parfaitement cela : " Tu t'enfuispour t'enfuir .. Ha-ha, ha-ha .. Tu uses tes chaussures .. Regarde-toi te tromper .. Faire du blues de la nuit et du jour .. Hi-hi, hi-hi ..Tu fais durer tes obligations .. Regarde-toi te tromper .. Une coupe plus courte est plus rapide mais .. Ha-ha, ha-ha .. Le temps est là pour rester .. Regarde-toi te tromper..
Plus tu es endetté, plus tu paries fort .. Hi-hi, hi-hi .. Il te faut plus d'espace pour jouer .. Regarde-toi te tromper .. Un autre jour, tu es plus loin .. Ha-ha, ha-ha .. Un voyage de retour plus long ..."
"There’s a Riot Goin’ On "a su parfaitement capter l'époque et lui donner un son . Mais au fait , pourquoi un tel titre ? . Réponse : https://www.senscritique.com/liste/ils_ont_failli_s_appeler/3320801?page=2 . Mais qu'est-ce qui se passe ? Ben , il y a une émeute et elle est en cours ! Comment après l’effondrement et les décombres , revenir sur de la musique simple et des sujets plus légers après cela ? Il faudra encore attendre deux ans pour fournir cette réponse au sixième et dernier GRAND album du Sly : "Fresh" !