En 1982, l'anarchiste fou-furieux Kevin Rowland décide que le dernier chic de la contestation, c'est de s'habiller en marin Irlandais au chômage : une manière comme une autre de lutter contre le look garçons-coiffeur des blanc-becs qui trustent les Hit Parades britanniques. On en rit encore, mais, heureusement, la musique est ici autrement plus consistante - j'allais dire sérieuse : gigues folkloriques et soul Van Morrisonienne alternent, on tape du pied et on hurle à tue-tête les refrains. Et si ce vieux Kevin avait eu raison, et que la plus belle révolution était celle qu'il provoqua dans nos cœurs ? [Critique écrite en 1990]