Lou, you're a slick little girl...
Pas une seule chanson à jeter. Lou rentre dans le costume à paillettes que Bowie et Ronson lui ont taillé presque sans efforts, il garde tout le talent de mélodiste qu'il mettait avec génie dans le Velvet, et les arrangements vocaux et de cordes de Bowie-Ronson sont l'écrin de ces chansons, entre les tentatives de mise à la mode à base de ''Wou! Wouh!'' sur I'm So Free, et les cordes somptueuses, pas trop envahissantes de Perfect Day. Lou a enfin de la grandeur, de la majesté, ce qui ne compromet pas pour autant son écriture (on a toujours notre lot de transsexuels, prostituées, personnages jusqu'alors proscrits de la musique rock), confondante de beauté ou sarcastique selon les moments.
Et il est tellement Free, Lou, qu'il s'autorise à des incursions dans le piano cabaret ou un genre de big band, ce qui fait de l'album une rencontre de plein de styles, merveilleux et rythmé et non-sensé par moments, qui est la consécration de Lou Reed, et un joyau de plus à la couronne de roi du glam David Bowie...à écouter d'urgence pour se rappeler d'un grand disparu.