1. Artifakt (Matt De Nobrega) a concocté un morceau empreint d'une certaine tristesse, ce qui est rare. On l'apprécie particulièrement grâce à la pause harmonique classique vers 3'00 ou 5'45. Autour de quelques chauves-souris coquines, des sons font probablement irruption. Mr D pour D-pression ou Dracula, comme on veut, est lié au précédent morceau d'Artifakt, Nosferatu, moins brut mais plus axé sur l'atmosphère.
2. Spectre est une production Timecode typique : énergique, puissante et endiablée. Néanmoins, Phyx (Ian Summs) n'a cette fois pas usé ni abusé du lead aboyant, ou du moins l'a légèrement modifié, ce qui me semble plus frais. Si vous appréciez les explosions de feux d'artifice soniques de Cybershots, vous serez servis (à 2'15 et 6'36).
3. Les nombreux fans de CPU (Samy Guediche), dont je ne fais pas partie, seront ravis de Tactical Interface. Personnellement, entre les quelques morceaux que j'ai écoutés de cet artiste, je ne vois pas de différences majeures, toujours le même lead grinçant par exemple.
4. Dans Flatline, ce qui m'a d'abord accroché, c'est la rythmique, plus précisément le combo hithat (à partir de 0'30) et clap (à partir de 0'40) qui dévale les escaliers. Vers 3'15, on entend un léger bruit d'accélération, comme dans une vieille série télé avec Steve Austin, l'homme bionique, lorsqu'il commence à courir. En fait, les choses s'emballent un peu plus tard, à 3'44, le lead mélodique est à son tour contaminé par l'effet de descente des escaliers. Ce n'est qu'à la toute fin que j'ai compris pourquoi Abomination (E. Gerson, S. Davidov) et Phyx ont appelé ce morceau « Flatline », car après une descente précipitée, les choses ne bougent plus, c'est ce qui arrive avec une basse linéaire finale.
5. L'idée d'écouter un morceau d'Absolum (Christof Drouillet) ne m'a pas enthousiasmé, ses productions ne m'ayant pas impressionné récemment. C'était même sans Theoreme (Takashi Sasaki), je n'avais jamais rien écouté de lui auparavant, et maintenant je le regrette, car cette collaboration est intéressante et Theoreme m'apparaît comme une révélation. Weekly Mansion 402 est une soirée vraiment heavy et déjantée, pleine de morceaux, vos tympans sont dans la même situation que la salade, lorsqu'on l'essore (écoutez attentivement le fond sonore à partir de 3'43). Durant la longue pause précédant la nouvelle tempête tourbillonnante, on entend de bons carillons psychotiques et tordus à partir de 5'40, puis une belle sirène d'avertissement vers 7'00, annonçant les hostilités paroxystiques.
6. Hydraglyph (M. Ackerman, A. Morgan) délivre dans System Critical des sons proches d'une taille de haie électrique (à partir de 1'25) et d'une scie circulaire (à partir de 4'55) dans une atmosphère lugubre. Une cloche d'église glaciale sonne en guise de pause à 2'55, bientôt suivie d'un lead plaintif à 3'40. Le final (après 6'30) est d'une saveur sombre et tourmentée.
7. Azax Syndrome (R Azaria) et Seroxat (O. Maoz) s'associent pour nous offrir une bande-son cauchemardesque où l'on évolue dans un environnement hanté, entrecoupé de sons sourds, comme le souffle d'un fantôme (à 0'38) ou le cri lointain et lugubre d'un cheval invisible (à 1'04), d'un vent glacial (à 3'20) et de cris d'homme désespérés (à partir de 5'40), conférant à Big Mystery une agréable sensation de tension.
8. Menog (Dani Bernardo) surfe un peu sur l'atmosphère du morceau précédent avec des trémolos dans son premier solo, sauf que ce tout début de morceau ne m'a jamais vraiment marqué. Néanmoins, je dois admettre que c'est une transition parfaite entre Big Mystery et le morceau des Tickets, car il semble s'inspirer des deux sans égaler leur qualité.
9. Essayez d'imaginer un morceau Timecode pour enfants sans compromis commercial ; vous devriez presque obtenir le son de The Toy. Tickets (J. Summs) a trouvé un lead étrange (à partir de 0’27) qui est très étonnant à entendre sur une production Timecode. Il s'agit en réalité d'un son joyeux, espiègle, léger et coloré, à l'opposé de ce que nous connaissons de Timecode. Tickets joue avec la fin de The Toy, en la détournant (à partir de 5’50), ce qui crée un sentiment ludique et enfantin.
Points culminants : 5, 6, 9
Choix alternatifs : 1, 4, 7