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SuivreLibérer son âme
True Blue est extrêmement daté. Tout dans les arrangements pue les années 80, c'est bourré à craquer de synthés et de boîtes à rythme avec un son très précis et caractéristique de cette époque...
l'album de la consécration populaire. Après deux albums très remarqués, c'est avec True Blue que Madonna revient sur le devant de la scène. Je reconnais à l'album quelques qualités : il est énergique et transpire la bonne humeur. Il est aussi très marqué par son contexte de la dance des années 80. En cela c'est à la fois une qualité et son défaut le plus gênant. Si beaucoup pourront écouter ce disque avec nostalgie en ce rappelant leur derniers 45 tours (Like A Prayer marque le début des 33 tours), les plus jeunes comme moi voient en ce disque un condensé de tout ce qui nous paraît maintenant complètement dépassé : des mélodies tralala-pouet-pouet (Where's The Party, Love Makes The World Go Round), une boîte à rythme des plus simple, même si efficace.
Il en résulte un album très court (9 chansons au total) dont une grosse moitié sont tout simplement inutiles voire même irritantes (White Heat, et la palme, Jimmy Jimmy). Il est toutefois à saluer l'excellent choix des singles, tous devenus des tubes : Live To Tell, meilleure chanson de l'album de loin (et qui de plus fait OVNI étant la seule ballade), Open Your Heart, transpirant la joie de vivre et mettant bien en valeur la voix encore frêle de la Madonne, l'incontournable La Isla Bonita, identifiable des les premières percussions (et qui, je le rappelle, lança la mode des je-te-fourre-une-chanson-hispanisante-sur-tout-mes-albums) ainsi que Papa Don't Preach, marquante de par son thème relativement engagé. Après cela, True Blue (chanson) nous apparaît même comme une belle petite chanson (bien que cucul), amenant un peu de fraîcheur dans un album relativement Dance.
Si ces singles sont devenus des classiques de la carrière de Madonna, l'album en lui-même n'est franchement pas terrible. En réalité, il fait office d'usine à tubes (un peu le Loud des années 80, la cohérence en plus) et n'est absolument pas intéressant dans son entité d'album.
Créée
le 29 janv. 2016
Critique lue 784 fois
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