Asher Gamedze – Turbulence And Pulse – (2023)
Après « Resavoir » voici un nouvel album International Anthem, mais cette fois-ci avec le traditionnel obi, qui manquait au précédent. C’est le batteur Sud-Africain Asher Gamedze qui préside à cet album, il est également compositeur et chef de « band ». C’est un album de batteur en ce sens que son instrument est le centre de l’album, c’est lui qui donne l’impulsion et inspire le mouvement, tout s’organise autour des percussions.
Robin Fassie tient la trompette, Buddy Wells le saxophone ténor, Thembonkosi Mavimbela la contrebasse et Julian ‘deacon’ Otis » occasionnellement le chant. Cette formation joue sur les trois premières faces, la dernière est différente, avec une autre formation. Il faut bien le reconnaître tel qu’apparaît cet album, c’est bien Asher Gamedze la principale attraction de l’album, son jeu de batterie très volubile, dans la tradition des batteurs de jazz américains les plus modernes.
A ce jeu on pourrait citer Tony Williams, Jack DeJohnette, Sunny Murray ou même Elvin Jones et Max Roach pour citer de plus anciens qui ont su élargir le champ d’action de l’instrument… Les musiciens autour paraissent assez traditionnels, ne s’engouffrant que rarement dans l’expérimentation free, sinon sur « Sometimes I Think To Myself » qui ouvre la face trois. On remarque également l’excellent « Underground Formation » qui résume bien tout ça.
L’autre titre qui détonne un peu est « Turbulence’s Pulse » qui ouvre l’album avec quelques rappels rap bienvenus. D’ailleurs ces deux-là sont également illuminés par le chant d’Otis. La musique est très spatiale en ce sens qu’elle s’étale et profite, s’incrustant significativement dans le découpage stéréophonique, seule la batterie semblant vraiment transversale.
La dernière face, live au Caire, sur un toit - terrasse, voit l’arrivée de Louca aux synthés, Zidan à la contrebasse, Alan Bishop au sax alto et Chérif El-Masri à la guitare. C’est relax et contemplatif…