Undertow
7.2
Undertow

Album de Tool (1993)

Écouter Undertow, c'est se plonger dans des atmosphères lourdes et inquiétantes, c'est pénétrer dans des couloirs glauques (le souvenir du clip de "Sober" en appuie la vision) où l'on patauge dans une souille collante, où l'hère courbé est en génuflexion dans son enfer ou de sexe, ou de drogue ou de religion, cette dernière souvent évoquée dans cette œuvre.


Écouter ce premier album de Tool, c'est d'accepter le corsetage de la chose qui orne la pochette et dont les tentacules représentent les dix injections sonores à supporter, à l'aide d'un fort mental, ce rock métal pesant particulièrement cérébral. Car la musique de Tool est une épreuve en soi quand on l'écoute dans ses élans tortueusement progressifs.


Depuis l'achat, il y a trente deux ans, de la cassette avant de racheter l'album en disque compact, "Intolerance", "Prison Sex", "Sober" et "Undertow" demeurent les passages que je préfère, accrochant toujours aussi bien à en presque ignorer le reste. Non pas que le reste est moins bon, attention ! Il y a peut-être une question de patience et davantage d'application pour apprécier la totalité de Undertow. "Bottom" vous secoue la colonne et le participant Henry Rollins vient vous murmurer à l'oreille dans un relâchement atmosphérique. Le quart d'heure autant tribal qu'imprécateur qu'est "Disgustipated" finit de nous digérer avant de nous laisser dans une stridulation continue, un acouphène aigu irritant terminant l'album et contre lequel on pourrait méditer si l'on en fait abstraction.


Undertow, c'est comme de prendre un chemin de la douleur, autant mentale que physique, au point de se dire que Tool serait à la musique ce que Clive Barker est à l'écriture et au cinéma, tant le groupe et l'écrivain réalisateur emmènent dans des atmosphères très particulières qui peuvent être autant malsaines et maladives.

MonsieurScalp
7
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Les meilleurs albums de rock et Les meilleurs albums des années 1990

Créée

le 23 oct. 2025

Critique lue 15 fois

MonsieurScalp

Écrit par

Critique lue 15 fois

1

D'autres avis sur Undertow

Undertow

Undertow

7

MonsieurScalp

600 critiques

Brutal et mental

Écouter Undertow, c'est se plonger dans des atmosphères lourdes et inquiétantes, c'est pénétrer dans des couloirs glauques (le souvenir du clip de "Sober" en appuie la vision) où l'on patauge dans...

le 23 oct. 2025

Undertow

Undertow

6

GuillaumeL666

8319 critiques

I'm in the undertow

Tool signe avec Undertow un bon premier album avec une pochette aussi mystérieuse qu'une partie de son contenu, mais il manque quelque chose. Là où j'entends facilement en Lateralus une cohérence...

le 3 nov. 2019

Undertow

Undertow

7

Olostarhandir

72 critiques

Critique de Undertow par Le Nomade

Comme tous premier album, je me rends compté plus facilement des défauts de l'album, en l'occurrence l'album est l'un dès meilleur premier album que j'ai pu écouter, mais connaissant déjà les albums...

le 13 sept. 2014

Du même critique

Les Dents de la mer

Les Dents de la mer

8

MonsieurScalp

600 critiques

"Il nous faudrait un plus gros bateau !"

Un des premiers blockbusters devenu un bon vieux classique d'épouvante et d'horreur. Certes, le gros squale ne berne plus les yeux depuis longtemps par son apparence grotesque, mais le film se tient...

le 8 avr. 2017

Jurassic Park

Jurassic Park

8

MonsieurScalp

600 critiques

Des grands sauriens et des petits hommes

Ce film, je l'avais boudé à sa sortie. Non mais, sérieusement, les aînés à qui je m'adresse ! Oui ceux de mon âge, là ! Rappelez-vous l'énorme boucan médiatique que la sortie du film de Steven...

le 29 avr. 2020

Spider-Man: Far From Home

Spider-Man: Far From Home

4

MonsieurScalp

600 critiques

Spider-Boy en vacances ...

Déjà, ça commence mal, car la bande sonore nous sert du Whitney Houston avec "I Will Always Love You", l'un des slows les plus irritants dès que ça crie aux oreilles, ici en chanson commémorative des...

le 12 juil. 2019