Trouvé dans une liste des 1001 albums à voir avant de mourir, les Soft Boys sont un groupe bien méconnu de la période post-punk new wave mais très talentueux avec cet album presque à contre-courant pour l'époque: c'est ambiance rock alternatif avant que ça existe officiellement, comme feront les Replacements avec succès quelques années plus tard, mais beaucoup de morceaux font années 60, comme "Queen of Eyes", qui sonne très pop avec ses harmonies vocales, ou l'instrumental psychédélique étrange "You'll Have To Go Sideways" qui rappelle un peu les débuts de Pink Floyd. Le chanteur a la même voix que Lou Reed, sur le morceau "Underwater Moonlight" ou "Insanely Jealous" on pourrait vraiment croire que c'est lui, et on sent bien sûr l'énorme influence du Velvet Underground tout le long.
Des excellentes parties de guitare sur "Kingdom of Love" et "I Got The Hots". Gros coup de coeur pour "Positive Vibrations", avec la sitar dans un morceau à l'énergie punk comme les Clash mais où ça chante un peu comme les Beach Boys ça m'a fait plaisir. Je ne suis pas ultra fan du morceau d'ouverture "I Wanna Destroy You" mais tout le reste s'écoute bien.
La réédition avec les morceaux bonus montre que même dans les chansons anecdotiques il y a du talent : "Vegetable Man" on dirait à s'y méprendre Syd Barrett qui chante avec Pink Floyd en 1967, "He's a Reptile" est parfait et j'en passe la liste est longue.
Un groupe culte qui puise à partir de tout ce qui se faisait dans les années 1960 pour se créer son propre son. Une source d'inspiration pour les groupes de rock qui suivront.