C'est un album humide, un album noir au cocon tellement intimidant que l'on oublie à quel moment exact, par quel morceau et avec quelle sonorité Niia finit par nous cueillir.
D'un coup d'un seul, je mets ma tête par la fenêtre, j'ai un blues certain,je suis putain d'heureuse, j'écoute l'album un peu comme un jeté de dés et avec des sentiments ancrés en elle et en moi. C'est un partage, c'est une invitation à un Jazz Club feutré, que l'on veut gatekeep, que l'on se réserve pour un mood bien précis. L'album dégage énormément d'images : je retiendrais surtout une ambiance New-Yorkaise sombre et pluvieuse, un trajet nostalgique à l'arrière d'un taxi silencieux, puisque c'est ce qui me convaincs le plus à ces premières écoutes. En fait, plus j'avance dans l'album, plus je l'écoute, et plus j'ai ce drôle d'effet de voir Niia performer là, devant moi.
Je le savais, je l'attendais avec impatience, suivant déjà assidûment la carrière de Niia, j'attendais qu'elle sorte un projet abouti, un projet au 9/10. C'est chose faite et je peux désormais vivre en paix...