Critique by trip-hop.net, parce que j'ai plus de mal pour décrire mon ressenti vis à vis d'un son.
"Après une première production en 2006 avec Edge City, où Nym peaufine son art du sampling, il revient en 2011 avec Warm Blooded Lizard, une chevauchée à travers les westerns spaghetti, une véritable ruée vers... l'abstract hip-hop.
Le compositeur puise ainsi, une partie de son inspiration dans les vinyles, bien sûr, mais aussi dans les VHS et DVD de ses films préférés, et notamment dans les westerns poussiéreux de Leone, Sollima, Colizzi ou encore Petroni. Et donc évidemment dans la bande son d'Ennio Morricone !
Mais attention, il ne s'agit pas d'un disque monomaniaque de l'ambiance western, bien au contraire, ce sont plutôt des touches (une cloche, un coup de feu, un banjo, une voix, un sifflement...) qui sont distillées au grès des pistes qui mixent très intelligemment l'instrumentation, les lignes vocales et les beats hip-hop : Exposition, The ballad of Dylan Owen, Skeleton, Cuckoo, Prelude...
L'abstract laisse d'ailleurs également sa place à des pistes chantées ou plus " trip-hop " comme avec Bandida, Thistle, Lesser Known Good ou encore Hanging. On notera enfin la présence sur deux pistes d'Emancipator (excusez du peu) et notamment Derecho avec une ligne de violoncelle à couper le souffle !"