Et si la vraie force des États Unis, ce qui leur permettra de rester "éternels", c'était leurs écrivains ? Car quel pays au monde a produit en quelques décennies un Carver, un Harrison, un Brett E Ellis, un Roth, un Franzen, etc. ? Mais depuis la beat generation, on sait qu'il y a aussi aux USA des écrivains qui chantent, et "l'Americana" est logiquement le mode d'expression idéal pour illustrer en quelques couplets parfaitement ouvragés une vision inspirée de destins individuels ou de rêves collectifs comme l'Amérique en a toujours engendrés. Oui, on aime le Richmond Fontaine de Willy Vlautin pour la beauté de ses mots habités par une voix poignante. On aime un peu moins ici une certaine banalité des chansons, trop anodines et bien agencées pour magnifier ces textes qui mériteraient plus d'originalité, ou peut-être de rage… [Critique écrite en 2009]

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le 16 janv. 2015

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Eric-Jubilado

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