Après un Everything Will Be Alright In the End signant le retour en forme du groupe, Weezer revient avec son Album Blanc (Weezer).
20 ans déjà que Pinkerton, le bébé de Rivers Cuomo a vu le jour.
Je crois qu'on est tous d'accord pour affirmer que cette période est regrettable mais bon... inutile de s'en lamenter infiniment !
Acceptons plutôt le fait que cette magie des années 90 c'est envolée avec la jeunesse d'un groupe ayant depuis pris en maturité.
Difficile pourtant de ne pas y penser tant cet album blanc réemprunte certains codes de leur début.
Mélodies accrocheuses, guitares saturées, fond de synthé, on retrouve là bon nombres d'éléments à l'origine du succès de Pinkerton.
Puis comment voulez vous oublier le Blue Album lorsque Endless Bummer vient clôturer l'album de manière magistralement à la façon d'un Only in Dreams.
Bref, toute cette nostalgie ne peut qu'être apprécié bien que notre ami Cuomo ait par moment tendance à frôler l’auto-plagia. L'introduction de California Kids ou encore le solo de Do You Wanna Get High paraissent par exemple tout droit sorti de Pink triangle.
On commence à s'y habituer, Weezer a de fâcheuses tendances depuis les années 2000 à titiller la pop d'un peu trop prêt ce qui est encore le cas dans cet album. Piano, harmoniques vocaux, on est parfois proche de l'abus avec des morceaux tel Thank God for Girls frôlant de prêt l’inacceptable.
Ceci n'est heureusement que détail tant ces 34 petites minutes ne laissent jamais place à l'ennuie.
Toujours aussi simple et efficace, Weezer a mûri et est bel et bien de retour pour nous offrir je l’espère le meilleur.