Je ne suis pas un fin connaisseur de Soft Machine, le seul album que je connais (Fourth) est moyen à mes yeux, et m'ennuie plutôt. Peut-être devrais-je essayer les autres.
Mais là n'est pas le sujet du jour.
Ici, point d'effervescence prog, jazz et autres complexités. Ici, un monde de simplicité pastorale, champêtre, traversé par quelques bizarreries.
Cet album est très bon, autant le dire de suite. Certains morceaux sont moins plaisants que d'autres, plus dissonants, mais certaines balades sont sublimes. A commencer par le morceau titre, longue plage de 8 minutes à la basse ronronnante, et qui dégage une véritable chaleur, idéale pour de douces soirées d'été. Le premier morceau n'est pas en reste non plus, et la sublime chanson, Margaret. Les deux dernières pistes sont aussi très appréciables, notamment la dernière, rappelant, sans aller jusqu'à comparaison, à Nick Drake.
A écouter pour ceux qui aiment la musique simple, pure, dénuée de superflu, mais avec juste l'once qu'il faut de couleurs bariolées.