Wishmaster
7
Wishmaster

Album de Nightwish (2000)

Deux ans après Oceanborn et ayant acquis un certain rayonnement au sein de la scène metal, Nightwish revient enfoncer le clou avec son troisième album. On dit souvent qu’il s’agit d’un moment clé dans la carrière d’un groupe, qui peut soit confirmer les espérances soulevées auparavant, soit décevoir et donner l’impression que les succès précédents n’étaient au fond qu’une illusion.

Wishmaster se place dans la première catégorie. En reprenant la formule qui a assuré le succès d’Oceanborn, Nightwish transforme l’essai et devient l’un des groupes majeurs de la scène scandinave. Rien de bien nouveau à l’horizon (c’est ce qu’on peut lui reprocher), mais une flopée de morceaux qui sont certes dans la continuité de l’album de 1998, mais n sont pas « pareil en moins bien » comme ça peut parfois être le cas. Wishmaster est en effet très homogène, avec un titre éponyme efficace dès les premières secondes, des compositions qui conservent une certaine fraîcheur (le très bon duo d’entrée, « Wanderlust »…), des envolées de claviers et de guitare tout à fait appropriées… Nightwish se lance aussi dans l’exercice des compositions un peu plus longues avec « FantasMic », de façon plus que convaincante. Sans que ça devienne leur marque de fabrique, Tuomas semble y avoir pris goût car sur chaque opus depuis celui-ci, on trouve minimum une chanson plus longue que la moyenne. À noter aussi un fait un peu à part dans la discographie du groupe, à savoir une ballade réussie, « Dead Boy’s Poem », avec de très bons passages, une belle atmosphère assez soignée et surtout un côté un peu niais présent sur les autres morceaux de ce genre à peu près évité.

Ce qui l’empêche de surpasser Oceanborn, c’est d’une part le manque de prise de risque, et d’autre part le fait qu’encore une fois, certaines compos soient un peu en-dessous. La seconde ballade pour commencer (« Two for Tragedy »), ennuyeuse, sans émotion et superflue, mais encore le banal « Bare Grace Misery ».

Au final, en dépit du côté un peu répétitif et du peu d’audace, Wishmaster passe ce fameux cap du troisième album avec succès. Pas meilleur que son grand frère, mais pas vraiment moins bon non plus, il permet au moins au groupe de confirmer qu’il faudra sur compter sur lui dans les années à venir et reste un incontournable dans la collection de tout bon fan des finlandais.
Flavinours
8

Créée

le 11 août 2012

Critique lue 524 fois

Flavien M

Écrit par

Critique lue 524 fois

3

D'autres avis sur Wishmaster

Wishmaster

Wishmaster

8

DarkKnightReturn

751 critiques

Un album maîtrisé musicalement, sublimé par cette voix

J'ai connu ce groupe grâce au magnifique film "Imaginaerum" qui m'avait beaucoup touché. J'attaque donc l'écoute d'un de leur album, pourquoi "Wishmaster" et pas le premier, parce qu'en écoutant le...

le 10 août 2015

Wishmaster

Wishmaster

9

diegowar

3194 critiques

Critique de Wishmaster par diegowar

Un cran en dessous d'Oceanborn, ce Wishmaster a quand même une bonne flopée d'excellentes musiques. She Is My Sin : 9 The Kinslayer : 7 Come Cover Me : 7 Wanderlust : 9 Two for Tragedy : 6 Wishmaster...

le 27 août 2012

Wishmaster

Wishmaster

6

Skavens

1274 critiques

L'envol du cygne

Après « Oceanborn », les Finlandais confirment tout le bien que l'on pensait d'eux, étoffent leur production et poursuivent sur leur lancée avec des compos plus mâtures et plus assurées...Mais aux...

le 9 mai 2026

Du même critique

Forever Changes

Forever Changes

9

Flavinours

142 critiques

1967, l'année qui tue

Y'a des années comme ça. On sait pas trop pourquoi mais elles accumulent les bons albums ou ceux qui marquent l'histoire de la musique, alors que d'autres sont nettement moins prolifiques. En 1967,...

le 11 août 2012

Blackfish

Blackfish

8

Flavinours

142 critiques

Le Maillon Faible.

Critique publiée sur Kultur & Konfitur. Tombé dessus par hasard entre deux matchs de la coupe du monde 2014, ça a sévèrement entamé mon moral pour regarder le deuxième match. On s'attend à un...

le 29 juin 2014

Reigns

Reigns

7

Flavinours

142 critiques

Reigning Blood

Critique publiée sur Kultur & Konfitur. Me voilà roi. Premier de ma lignée, le peuple attend beaucoup de moi, déçu par la tyrannique dynastie m’ayant précédé. Leurs demandes sont parfois...

le 17 sept. 2016