Amon Düül…un nom qui combine "Amon", le dieu du soleil de l'Égypte antique, et "Düül", un personnage légendaire turc.
Ce groupe est né à Munich en 1967 d'une communauté artistique et politique.
Je ne suis pas du tout un grand connaisseur ou amateur de ‘Kosmische Musik’ (jalousée par les pourris et sous-doués du showbiz, donc dénigrée et affublée de l’affreux terme xénophobe et insultant de ‘Krautrock’ (essayez donc de jouer de la musique de ce niveau en fumant de l’herbe /‘kraut’, qu’on rigole un peu, gros malins), un peu à la façon des westerns dits ‘spaghetti’ de Sergio Leone entre autres, dans le monde du cinoche. Toujours est-il que les années passent, et cet album reste pour moi un sommet, avec ‘Sleepwalker’s timeless bridge’ en point d’orgue ; l’imagerie de ses lyrics ésotériques qui vous prennent par surprise, n’est par ailleurs pas sans évoquer celle de ‘Grantchester Meadows’ de Pink Floyd.
De cet album, je retiens donc en priorité :
-L’ambiance : très sombre ; un sens dramatique prononcé
-L’instrumentation / textures : richesse des sons, avec folk, touches indiennes, orgue, synthés, sax, et un côté “trippant” très travaillé.
-Le resserrement du format : des titres plus courts, plus structurés, avec moins de jam-sessions étirées, ce qui les rend plus ‘accessibles’.
Disque de référence du genre, ‘Wolf City’ offre un excellent mélange d’expérimentation et de concision, mais surtout une ambiance atmosphérique à la fois étrange, profonde et plus immédiatement agréable que les premiers albums du groupe.