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Après huit ans d'attente. Huit ans à se demander si Hypocrisy avait encore de quoi faire trembler les fondations du death metal mélodique. Quelques secondes de Worship suffisent à balayer les...
le 30 juin 2026
Après huit ans d'attente. Huit ans à se demander si Hypocrisy avait encore de quoi faire trembler les fondations du death metal mélodique. Quelques secondes de Worship suffisent à balayer les doutes.
Après huit longues années de silence depuis "End of Disclosure", Hypocrisy signe un retour fracassant avec "Worship". Véritable déferlante de death metal mélodique, l'album condense tout ce qui fait la force du groupe : des riffs acérés, des mélodies mémorables et une intensité de chaque instant. À la baguette, Peter Tägtgren prouve une fois de plus qu'il demeure l'un des compositeurs les plus inspirés de la scène metal extrême.
Notes par morceau :
-1 Worship : 10/10
L'une des meilleures intros d'album que j'ai pu écouter. Tout commence dans le calme, avec une guitare acoustique en son clair, avant qu'un riff mélodique à la saturation massive ne vienne tout faire basculer. Le premier scream de Peter marque alors le véritable début du chaos.
-2 Chemical Whore : 100/10
On s'attaque à mon titre préféré de cet album, et peut-être même à l'un de mes morceaux favoris de toute la discographie d'Hypocrisy. Il y a tant à dire sur "Chemical Whore" : ses paroles, le growl monumental de Peter Tägtgren et ce riff de guitare absolument irrésistible s'assemblent à la perfection. À chaque écoute, ce morceau me procure les mêmes frissons et me rappelle pourquoi ce groupe occupe une place si particulière pour moi. Le refrain est d'une efficacité redoutable et reste gravé dans la tête bien après la fin du morceau. C'est l'un de ces titres qui ne vieillissent jamais : peu importe le nombre de fois où je l'écoute, il conserve intacte toute sa puissance et son impact. Pour moi, "Chemical Whore" représente tout ce qu'Hypocrisy sait faire de mieux : des riffs mémorables, une atmosphère sombre, un chant colossal et une intensité qui ne retombe jamais. C'est exactement ce que j'attends d'un grand morceau de death metal mélodique.
-3 Greedy Bastards : 9/10
Pour ce troisième morceau on s'attaque a un riff très lourd c'est peut etre l'un des titres de l'album qui me fait le moins de frissons mais il reste quand meme un exellent morceau qui donne envie de ce casser la nuque.
*Petit plus pour la lead du refrain, que je trouve particulièrement efficace.*
-4 Dead World : 9/10
Le morceau frappe fort dès les premières secondes. Entre un growl abyssal, des riffs tranchants et une énergie dévastatrice, il se révèle redoutablement efficace pour les amateurs de sonorités brutales.
-5 We're the Walking Dead : 10/10
J'apprécie particulièrement le riff de ce titre, que je trouve plus mélodique que ceux des morceaux précédents. Cette approche apporte une vraie personnalité à la chanson, sans lui faire perdre son intensité. Les synthétiseurs, très présents comme sur une grande partie de "Worship", renforcent l'atmosphère sombre et oppressante des couplets, donnant au morceau une dimension presque apocalyptique.
-6 Brotherhood of the Serpent : 8/10
C'est le deuxième morceau de l'album qui me marque le moins. Malgré cela, son riff de guitare et son refrain restent particulièrement accrocheurs, ce qui en fait un titre agréable à écouter.
-7 Children of the Gray : 10/10
Ce morceau se hisse presque au niveau de "Chemical Whore". Après une introduction mélodique, il bascule rapidement vers des riffs incisifs et un chant agressif, tout en conservant un sens de la mélodie qui fait mouche. Son refrain, immédiatement mémorisable, s'imprime durablement dans l'esprit. Pas étonnant qu'il soit devenu l'un des classiques d'Hypocrisy.
-8 Another Day : 10/10
On enchaîne avec un morceau qui revient à une approche plus frontale. Hypocrisy y déploie tout son savoir-faire avec des riffs massifs, une rythmique implacable et un chant d'une brutalité sans concession. Sans être le titre le plus marquant de *Worship*, il remplit parfaitement son rôle et séduira sans difficulté les amateurs du son le plus agressif du groupe.
-9 They Will Arrive : 10/10
Quoi de mieux qu'un morceau qui vous saute à la gorge dès les premières secondes avec un scream déchirant et un riff d'une brutalité implacable ? Ce titre rejoint sans hésiter mes deux favoris de *Worship*. Son riff rapide et agressif, le growl toujours aussi impressionnant de Pete Tägtgren et son refrain terriblement accrocheur en font un véritable concentré d'énergie. Impossible de rester immobile en écoutant ce morceau. Mention spéciale à la batterie, dont les frappes au lancement du refrain apportent une puissance supplémentaire et rendent ce passage encore plus irrésistible.
-10 Bug in the Net : 10/10
J'entretiens un lien particulier avec "Bug in the Net". Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi, mais ce morceau dégage une mélancolie qui me touche à chaque écoute, notamment grâce à son riff d'introduction. L'ambiance qu'il installe est tout simplement captivante : les synthétiseurs apportent une profondeur et une froideur qui enveloppent le morceau, tandis que les riffs et le growl massif de Peter viennent renforcer cette sensation d'oppression. Le refrain est tout aussi marquant et s'intègre parfaitement à cette atmosphère si particulière. À mes yeux, "Bug in the Net" est l'un des morceaux les plus immersifs de "Worship" et l'une des compositions les plus sous-estimées de l'album.
-11 Gods of the Underground : 10/10
"Gods of the Underground" clôt "Worship" sur une note efficace et pleine d'énergie. Sans être le morceau qui m'a le plus marqué sur l'album, il remplit parfaitement son rôle de conclusion. Son riff accrocheur, la prestation toujours aussi solide de Peter Tägtgren et son atmosphère sombre permettent de terminer l'écoute sur une excellente impression. C'est un titre qui résume bien l'identité de "Worship" : puissant, mélodique et porté par une ambiance froide qui ne quitte jamais vraiment l'auditeur.
Pour résumer, *Worship* réunit tous les ingrédients qui font la force d'Hypocrisy : des riffs mémorables, une rythmique implacable, une prestation vocale irréprochable et des refrains qui restent gravés dans la mémoire.
Je n'ai pas beaucoup évoqué la batterie et la basse au fil de cette chronique, mais elles occupent une place essentielle dans les compositions d'Hypocrisy. Sans jamais chercher à voler la vedette aux guitares ou au chant, elles apportent toute la puissance et la profondeur qui font l'identité du groupe.
À mes yeux, *Worship* est un album d'une qualité remarquable, rempli de morceaux aussi efficaces que marquants. Peter Tägtgren y démontre une nouvelle fois tout son talent de compositeur et de musicien, en trouvant un équilibre remarquable entre brutalité, mélodie et atmosphère.
Mon conseil est simple : installez-vous confortablement, enfilez votre meilleur casque et laissez-vous emporter par *Worship*. J'espère qu'il vous procurera autant de frissons qu'il m'en a donnés et qu'il vous transportera autant qu'il m'a transporté.
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le 30 juin 2026
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