PLAY VERY LOUD inscrit au dos de la pochette : après des années de stérilité musicale sauvées par la singularité de sa voix, Morrissey est revenu fêter sa cinquantaine avec une musique plus rock, ou plutôt plus bodybuildée et "couillue", sur laquelle il se laisse aller à faire son spectacle avec une énergie que l'on qualifierait aisément ailleurs de "virile". "Years of Refusal", s'il ne déroge finalement guère, dans le fond, à l'évangile selon Morrissey tel qu'il a été écrit il y a 25 ans ("Oh, que je suis malheureux ! Oh, que j'aime que vous me haïssiez !") joue le jeu du spectaculaire un peu putassier, de la puissance retrouvée, et en devient un disque accrocheur et immédiatement plaisant. Au fil des écoutes, on en vient même à penser que les chansons de Morrissey n'ont pas été aussi bonnes depuis des lustres, et on se met à adorer ce véritable coup de force… (Mais on a aussi le droit de détester ça, comme toujours !) [Critique écrite en 2009]