La fanfare originaire de Dallas revient avec ce quatrième album classique, bourré d’euphorie et de joie de vivre. La joyeuse bande emmenée par Tim DeLaughter aura donc pris son temps, six ans exactement, pour livrer le successeur de The Fragile Army (si l’on excepte le passage obligé par l’album de Nöel publié l’an passé). Sur le fond, rien ne change : une vingtaine d’illuminés, de trompettes, trombones, flûtes, harpe, guitares, batterie, chœur ad hoc et tout un bastringue bruyant mais visiblement heureux se partage l’affaire. Sur la forme, pas de hiatus non plus. Le psychédélisme assumé d’un rock vitaminé et festif (« Heart Talk ») se partage toujours entre grosses mélodies espiègles, entrainantes, entêtante et ballades plus tristounettes mais non moins accrocheuses (« Carefully Try » et son petit côté mélange Jayhawks/Beatles, « Battlefield »).

On reprochera toujours à DeLaughter de marcher sur la corde d’un style pompier au bord de l’implosion (« Blurry Up the Lines »), porté par tous les excès et une densité à faire pâlir les spécialistes de la dépression musicale en surpoids. Mais les compositions et les musiciens sont exceptionnellement souples (« You Don’t Know Me », « What Would You Do »). Là où beaucoup se vautreraient dans le too much, les Polyphonic Spree lâchent les chevaux avec un sens de l’assumé hors du commun et une énergie qui emporte tout.
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le 7 avr. 2014

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