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le 22 mars 2016
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Habituellement, je fuis les trop nombreux albums posthumes de Jeff Buckley. Je n'ai même pas pris la peine d'écouter Sketches for my sweetheart the drunk. Pourquoi? Parce que Buckley n'était lui-même...
1993, j'avais cinq ans. C'était un dimanche après-midi. On préparait des gaufres avec ma mère. L'atmosphère était calme, il faisait beau et l'air était frais. Ce jour là, Jeff Buckley est venu avec sa Telecaster, un ampli à réverb intégrée, une guitare acoustique et sa voix. On a mangé une ou deux gaufres et il s'est mis à répéter quelques reprises qu'il jouait habituellement pour perfectionner son jeu guitare/voix, ou tout simplement parce qu'il aimait ces chansons. Finalement, on est resté là, avec ma famille dans le canapé, à le regarder jouer. C'était tout simplement beau, on reconnaissait parfois à peine la chanson originale tellement il se l'appropriait à merveille. Il pouvait sauter d'un style à l'autre tout en restant simple et minimaliste. Pendant presque une heure on n'a pas décroché. Après des années, je m'en veux de pas avoir enregistré tout ça... C'était vraiment un beau moment, quelque chose que j'aurais bien gardé jalousement pour moi. Mais ça aurait été un crime de pas en faire partagé ceux qui ont aussi aimé Jeff Buckley.
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Créée
le 24 mars 2016
Critique lue 552 fois
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le 22 mars 2016
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