J'avais un peu peur quand j'ai entendu parler de la sortie de ce "spin-off / one shot", car la série 100 Bullets, bien que géniale et faisant partie de mes comics préférés, avait connu un léger essoufflement sur sa fin (en même temps on lui pardonne, car rester à une telle qualité sur un run de 100 issues, c'est vraiment pas donné à tout le monde).
Mais c'était sans compter sur le génie d'Azzarello et Risso, qui signent là un épilogue parfait. Plus de Trust, Croatoa et compagnie donc, on ne suit ici que Lono (le plus taré des Minutemen), que l'on avait laissé bien amoché à la fin de 100 Bullets, l'apercevant à travers une fenêtre en train de s'enfuir, si ma mémoire est bonne...
Comme pour pratiquement tous les albums de 100 Bullets, on plonge dans cette histoire (qui peut tout a fait se lire sans avoir lu sa grande sœur) centrée au Mexique – avec ses cartels, qui m'ont aussi rappelé quelques épisodes de Breaking Bad – en retenant son souffle, et ça se lit d'une traite jusqu'à la fin. C'est une porte d'entrée dans l'esprit torturé de Lono, mise en images par un Risso toujours au top de sa forme, qui nous livre des plans qu'on ne retrouve que rarement dans le monde du comics.