1970 commence doucement pour le tisseur. Les trois premiers numéros de l’année lui offrent des antagonistes plutôt mous du genou et loin d’être marquants (Le Caméléon, Le Kangourou et Electro). Heureusement les trois suivants consacrés à la tentative du Conspirateur de renverser la Caïd, chef de la pègre de New-York, sont bien plus intéressants. Après une première rencontre avec Black Widow, Peter Parker va une nouvelle fois révéler son identité de Spider-man à ses amis. Et une nouvelle fois il va s’en tirer avec une pirouette pas totalement crédible. Mais le climax de l’année 70 est incontestablement à chercher dans la dernière histoire, qui s’étale sur quatre numéros et aboutit à la mort tragique du capitaine de police George Stacy, le père de sa fiancée Gwen.
Un recueil annuel sauvé du marasme par ses derniers épisodes, où la tension dramatique est à son comble. On y retrouve un Spider-man incompris, mal aimé, accusé à tort de commettre des méfaits alors qu’il ne cesse de faire le bien. Le pauvre Peter Parker est toujours aussi fauché, malheureux en amour et effrayé à l’idée de perdre sa chère tante May. Cet aspect humain et fragile est un marqueur fort du personnage qui, au-delà des combats épiques avec les super vilains, donne tout son intérêt à la série.