20th Century Boys, tome 13 par Eric-Jubilado

Ami est mort, mais la marche vers l'annihilation totale continue : car, pour Urasawa, même la mort du rêveur ne peut interrompre le rêve, et les histoires inventées par les enfants sont toujours les plus fortes. Ce 13ème tome alterne superbement flashbacks éclairant certaines zones d"ombre des 20 années précédentes (le rôle réel joué par Kiriko au sein de l'organisation d'Ami, la parenthèse rock'n'roll de la vie de Kenji et la trahison commerciale de Namio Haru) tout en continuant à poser une question qui parait fondamentale : qu'est-ce qui peut expliquer l'absence de Fukube dans les souvenirs de la bande à Kenji ? Mais Urasawa, en pleine maitrise de son art, relance aussi une nouvelle intrigue sur un rythme affolant de thriller, qui nourrira certainement les prochains tomes de la saga, tout en ménageant ces passages de respiration - les plus émotionnels de son œuvre, comme la parenthèse allemande - qui en font le prix. Un dernier mot sur le génie (de la narration, de la "mise en scène" de son récit) de Urasawa : regardez les deux pages sur la mort de Mitsuki, à la fin du chapitre 3. Qui peut faire mieux ? [Critique écrite en 2008]

Eric-Jubilado
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le 11 mars 2016

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