Aucun fléchissement dans "20th Century Boys" alors qu'on atteint le cap des 3000 pages, au contraire : ce diable d'Urasawa semble toujours avoir de nouvelles idées géniales dans son sac. Ce 15ème tome est un suspense insoutenable de 200 pages, qu'on dévorera encore plus vite que d'habitude, et qui conduit, ô rage ô désespoir à la révélation d'un nouveau triomphe des plans enfantins et diaboliques d'Ami. Entre-temps, on aura littéralement versé des larmes lors du sommet d'émotion que représente la rencontre du pape et du yakuza dans l'arrière pays chinois balayé par la tempête (encore un flashback inattendu, encore une digression magnifique !), et on aura assisté "au plus grand spectacle de tous les temps", la naissance de Dieu. On aura aussi pu constater une nouvelle fois la profonde complexité des modes de narration utilisés par Urasawa, qu'il relativise les expériences de ses personnages (ce qu'ils voient est-il vrai ?), ou combine au contraire des points de vue divergents dans une "mise en scène ultra-cinématographique". Tout ça pour 8,95€ ! [Critique écrite en 2008]

Eric-Jubilado
10
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.

Créée

le 11 mars 2016

Critique lue 220 fois

Eric-Jubilado

Écrit par

Critique lue 220 fois

3

Du même critique

Je veux juste en finir

Je veux juste en finir

9

Eric-Jubilado

6840 critiques

Scènes de la Vie Familiale

Cette chronique est basée sur ma propre interprétation du film de Charlie Kaufman, il est recommandé de ne pas la lire avant d'avoir vu le film, pour laisser à votre imagination et votre logique la...

le 15 sept. 2020

Les Misérables

Les Misérables

7

Eric-Jubilado

6840 critiques

Lâcheté et mensonges

Ce commentaire n'a pas pour ambition de juger des qualités cinématographiques du film de Ladj Ly, qui sont loin d'être négligeables : même si l'on peut tiquer devant un certain goût pour le...

le 29 nov. 2019

1917

1917

5

Eric-Jubilado

6840 critiques

Le travelling de Kapo (slight return), et autres considérations...

Il y a longtemps que les questions morales liées à la pratique de l'Art Cinématographique, chères à Bazin ou à Rivette, ont été passées par pertes et profits par l'industrie du divertissement qui...

le 15 janv. 2020