47 cordes, tome 1
7.4
47 cordes, tome 1

Roman graphique de Timothé Le Boucher (2021)

J’avais adoré « Ces jours qui disparaissent », j’avais été moins convaincu par « Le Patient » dont je ne me souviens même plus trop, en fait…

Là, je suis entre les deux.

Pas de surprise sur le dessin que j’ai appris à connaître, cet esthétisme un peu froid, la ligne claire efficace qui tient un peu à distance mais qui est hyper précise… Et ces plans excellents, de temps en temps, des cadrages surprenants, un très joli jeu avec l’eau…

J’ai retrouvé l’ambiance déconcertante de l’auteur, presque dérangeante parfois, mystérieuse et fantastique, cette rencontre entre le surréalisme magique et le quotidien.

Et puis cette ambiance est renforcée par le mystère, qui est cette cantatrice, pourquoi ce pouvoir, quel est son but, pourquoi Ambroise ? Le début marche d’ailleurs super bien, parce que l’auteur prend le temps de poser ces bases déroutantes qui interrogent…

Hélas, si on a beaucoup de question, on a bien peu de réponse…

Happé par le premier tiers, j’ai trouvé assez vite qu’on tournait en rond. Une épreuve par corde, la première, sympa, la seconde, cool, troisième, ok… Arrivé à la 15ème, même si elles sont différentes et peuvent mener à chemin initiatique, on a compris l’idée et ça tourne en rond… Pire, si la cantatrice propose tout ça pour en faire un meilleur musicien, rapidement, ça tourne au développement personnel…

Et tout est un peu comme ça, redondant.

L’enquête dans l’orchestre pour savoir qui envoie des lettres n’est pas super palpitante au départ (parce qu’on nous annonce qu’il y a des lettres oh là là mais comme ça ne met personne dans un état de déprime, de fureur, de danger, ce n’est pas prenant) et tourne rapidement en rond pour nous expliquer régulièrement que c’est quelqu'un mais on ne sait pas qui…

On ne saura pas en presque 400 pages, qui sont ces gens étranges, ce qu’ils font, pourquoi.

Comme la grenouille dans sa casserole, on d’habitue tranquillement à tout ce qui se passe, rien n’étonne et si j’ai bien aimé l’ambiance et reconnaît la qualité de style, j’ai trouvé que l’histoire se diluait un peu trop et aurait mérité plus de rebondissements, d’informations, aller plus loin…


Cellophane
6
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le 26 mai 2024

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