A 6 000 mètres de profondeur, dans la mer des Philippines, un immense complexe sous-marin est à l’abandon à la suite d’un mystérieux accident qui a entièrement décimé ses occupants. Trois ans ont passé quand débarque une nouvelle équipe, missionnée pour remettre la base en état de marche. Moult événements oppressants et morts mystérieuses attendent le héros, Kengo, un jeune ingénieur qui fait partie de l’équipe de maintenance.
Le dessinateur et scénariste Koike Nokuto est un spécialiste de l’horreur et du suspense :
6 000 est son deuxième manga sur les trois qu’il a publiés (Senome, en 2008, et Mitsu No Shima, en 2012), et le premier adapté France. Jouant la carte du huis clos dans un environnement anxiogène, sa série rassemble plusieurs thématiques distinctes. Le thriller horrifique tout d’abord, avec un dessin très encré, très noir, qui accentue la dimension angoissante. La rivalité sino-japonaise ensuite, et le choc des cultures dans un milieu où les conflits d’intérêts sont omniprésents. Le genre psychologique enfin avec un panorama comportemental varié, face à une situation incompréhensible et de plus en plus terrifiante. Claustrophobes s’abstenir.